La municipalité de Tunis a réuni les acteurs clés du projet pilote « Jadid » pour transformer la zone urbaine Agba 2 en un quartier urbain durable.
En finir avec les conceptions rigides. Ici, l’urbanisme devient participatif pour dompter les caprices du climat. L’agence de réhabilitation et de rénovation urbaine (ARRU) et la société nationale immobilière de tunisie (SNIT) ont rejoint les cadres municipaux pour dessiner ce futur proche.
Le projet repose notamment sur une meilleure gestion et préservation des ressources en eau, considérées comme un élément essentiel, ainsi que sur la réduction des risques liés aux inondations soudaines et à l’érosion. Il prévoit également le développement de solutions urbanistiques innovantes, adaptées à la raréfaction de l’eau et susceptibles de renforcer la capacité de la zone à s’adapter aux changements climatiques.
L’eau dicte sa loi dans ce nouveau modèle. Le projet privilégie une gestion rationnelle des ressources pour contrer la sécheresse tout en érigeant des remparts contre les inondations subites.
Ces solutions innovantes visent la résilience. L’érosion ne sera plus une fatalité. Des partenaires de poids soutiennent cette ambition : ONU-Habitat, l’université Gustave Eiffel et plusieurs établissements et instituts tunisiens apportent leur expertise scientifique au chantier.
Prenant la parole, la chargée de la gestion de la municipalité de Tunis, Sameh Daldoul considère ce projet comme étant « une initiative de rupture avec les schémas classiques ». Raison pour laquelle, elle exige la finalisation immédiate des dossiers techniques et législatifs.
La rigueur administrative devrait sécuriser l’audace architecturale. Le succès du quartier durable d’Agba 2 dépend grandement de cette symbiose entre conformité légale et innovation environnementale.
