Présentée par MAJIDI Salma, à l’Ecole Nationale d’Architecture de Rabat le 26 juin 2026 à 15 h
Royaume du Maroc
Ministère de l’Aménagement du Territoire National, de l’Urbanisme, de l’Habitat et de la Politique de la Ville
Ecole Nationale d’Architecture de Rabat
Centre d’Etudes Doctorales « Architecture et disciplines associées »
Thèse de Doctorat
Présentée par : Mme MAJIDI Salma, Spécialité : Architecture
Option : Histoire, théorie et critique de l’architecture / Epistemologie de l’architecture
Sujet de la thèse :
L’ornement dans l’architecture almohade: l’expression d’une idéologie
Thèse présentée et soutenue le 26 juin 2026 à 15 h devant le jury:
Pr Khalid EL HARROUNI, Professeur de l’Enseignement Supérieur, Ecole Nationale d’Architecture de Rabat, Président du Jury
Pr Khadija KARIBI, Professeur de l’Enseignement Supérieur, Ecole Nationale d’Architecture de Rabat, Examinatrice et Rapporteur
Pr Assia LAMZAH, Professeur de l’Enseignement Supérieur, Ecole Nationale d’Architecture de Rabat, Examinatrice et Rapporteur
Pr Abderrahman TENKOUL, Doyen de la Faculté des Sciences Humaines et Sociales, Université EuroMed de Fès, Examinateur et Rapporteur
Pr Mouna MHAMMEDI, Professeur de l’Enseignement Supérieur, Ecole Nationale d’Architecture de Rabat, Directrice de Thèse
Pr Hicham MOULOUDI, Maître de Conférences Habilité, Ecole Nationale d’Architecture de Rabat, Co-Directeur de Thèse

Résumé
Cette thèse examine l’ornement architectural almohade comme un système formel structuré, dont la cohérence est analysée à travers un inventaire de plus de cinq cents observations ornementales documentées sur des monuments conservés au Maroc, en Espagne, au Portugal et en Tunisie. La recherche part d’un constat historiographique: l’ornement almohade a longtemps été lu à travers le prisme de l’austérité doctrinale. Ce paradigme confond l’économie des moyens formels avec l’absence de projet. La présente analyse cherche à montrer que la restriction même du vocabulaire almohade est la condition de sa cohérence systémique. Trois hypothèses structurent la démonstration. La première établit que l’ornement almohade repose sur un vocabulaire formel restreint, organisé selon des règles syntaxiques stables, produisant une variation contrôlée à partir d’un nombre limité de modules. La deuxième montre que l’ornement élaboré est concentré sur les seuils du pouvoir. La troisième démontre que l’ornement almohade est constitutif du processus constructif et non appliqué sur une architecture achevée. La démarche articule inventaire analytique, explorations graphiques, analyse syntaxique et études de cas, appliquées à deux monuments de Rabat: le minaret de la mosquée Hassan et la porte monumentale de Bab Rouah. Les résultats établissent une compatibilité structurelle entre le système ornemental almohade et le projet idéologique et politique almohade. Cette compatibilité ne résulte pas d’une intentionnalité documentée, mais de la cohérence interne d’un langage formel dont la durabilité, illustrée par des motifs encore présents dans l’architecture marocaine contemporaine, atteste de son efficacité durable.
