Texte écrit par Emna Charfi
Suite à la Vadrouille Architecturale d’ArchiMag vers Tunis Montfleury,
Une balade à Montfleury
Ce dimanche, j’ai choisi la lenteur d’une balade urbaine.
J’ai déambulé à Montfleury avec le groupe de Vadrouille architecturale ArchiMag guidée par mon ami Sadok Chaieb, et j’y ai découvert un Tunis que je ne connaissais pas — et pourtant si proche.
Montfleury murmure encore l’élégance des années 1920 et 1930 :
Art Déco mêlé d’arabisances, villas de maître, immeubles habités par l’histoire.
Un quartier au sud de la médina, précieux, discret, patrimonial.
Et soudain, une évidence : je n’avais jamais vraiment marché ici.
Comme un autre Belvédère.
Un trésor urbain fragile.
À chaque rue, l’émerveillement.
À chaque rue aussi, une blessure.
Une villa qui s’effondre, une harmonie brisée, une mémoire qu’on laisse mourir.
Je suis tout de même, rentrée le cœur rempli de beauté,
les yeux chargés de lumière,
riche de rencontres et d’émotions.
Mais habitée par une urgence brûlante :
celle de refuser l’oubli et l’abandon,
de défendre ce patrimoine architectural,
car le laisser périr relève d’un déni d’une période de notre histoire tunisienne.
Emna Charfi est un membre actif des vadrouilles d’ArchiMag. Elle est plasticienne, écologiste, et cette fois poète !
















Fleur de Montfleury
Hier, j’ai pris en photo cette magnifique rose rouge panachée, à la texture veloutée absolument remarquable.
Elle s’épanouissait dans un jardin à Montfleury, offrant sa beauté en plein mois de janvier — comme un doux défi à l’hiver!

