Morched Basli, le directeur de la construction à la municipalité de Tunis, a déclaré le jeudi 11 décembre 2025 que la ville a dénombré 1 350 édifices en mauvais état et à risque d’effondrement. Selon la loi de 2024, le classement identifie les bâtiments en péril immédiat ou avéré, ceux qui requièrent une rénovation majeure et d’autres qui ont besoin de travaux mineurs, comme l’indique mosaique fm.
Sur ce total, 540 édifices sont considérés comme présentant un risque immédiat ou avéré, parmi lesquels 287 sont classés à risque imminent, 160 nécessitent une importante réhabilitation, et environ 110 requièrent des réparations mineures.
L’analyse par secteur indique que le centre ville est celui qui a subi le plus de dégâts avec 320 constructions, suivi de près par Bab Bhar (380), Bab Souika (280) et Sidi El-Béchir (113). Les actions finales commenceront suite aux rapports d’expertise judiciaire, dans le cadre d’une collaboration entre la commune, le Ministère de l’Équipement et l’Institut National du Patrimoine.
Jusqu’à maintenant, 300 ordonnances d’évacuation ont été délivrées et un logement temporaire a été prévu pour les résidents touchés. La responsabilité des édifices qui appartiennent à l’État ou à des propriétaires étrangers incombe aux administrations concernées plutôt qu’à la municipalité.
