<br />
<b>Notice</b>:  La fonction _load_textdomain_just_in_time a été appelée de façon <strong>incorrecte</strong>. Le chargement de la traduction pour le domaine <code>soledad</code> a été déclenché trop tôt. Cela indique généralement que du code dans l’extension ou le thème s’exécute trop tôt. Les traductions doivent être chargées au moment de l’action <code>init</code> ou plus tard. Veuillez lire <a href="https://developer.wordpress.org/advanced-administration/debug/debug-wordpress/">Débogage dans WordPress</a> (en) pour plus d’informations. (Ce message a été ajouté à la version 6.7.0.) in <b>/home/archimag/www/wp-includes/functions.php</b> on line <b>6260</b><br />
<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Archives des urbanisme - ArchiMag</title>
	<atom:link href="http://archimag.tn/tag/urbanisme/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>http://archimag.tn/tag/urbanisme/</link>
	<description>Architecture Magazine</description>
	<lastBuildDate>Sun, 26 Jul 2026 21:07:26 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=7.1</generator>
	<item>
		<title>Sfax Green Shift 2026</title>
		<link>http://archimag.tn/2026/07/27/sfax-green-shift-2026/</link>
					<comments>http://archimag.tn/2026/07/27/sfax-green-shift-2026/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Archi Mag]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 27 Jul 2026 05:01:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[ArchiMag]]></category>
		<category><![CDATA[Architecture]]></category>
		<category><![CDATA[en ligne]]></category>
		<category><![CDATA[green shift]]></category>
		<category><![CDATA[magazine]]></category>
		<category><![CDATA[Magazine d&#039;architecture en ligne]]></category>
		<category><![CDATA[Maghreb]]></category>
		<category><![CDATA[mobilité]]></category>
		<category><![CDATA[revue]]></category>
		<category><![CDATA[Sfax]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[urbanisme]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://archimag.tn/?p=6220</guid>

					<description><![CDATA[<p>« Sfax Green Shift 2026 » a été une rencontre d&#8217;envergure ce 15 juillet, consacrée à&#8230;</p>
<p>L’article <a href="http://archimag.tn/2026/07/27/sfax-green-shift-2026/">Sfax Green Shift 2026</a> est apparu en premier sur <a href="http://archimag.tn">ArchiMag</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">« Sfax Green Shift 2026 » a été une rencontre d&rsquo;envergure ce 15 juillet, consacrée à la mobilité durable, à l&rsquo;innovation technologique et au développement d&rsquo;un écosystème de transport décarboné en Tunisie.<br>Ce rendez-vous a réuni des représentants des institutions publiques, des partenaires financiers, des industriels, des experts, des startups ainsi que des entrepreneurs afin d&rsquo;engager une réflexion collective sur les leviers permettant d&rsquo;accélérer la transition vers une mobilité plus propre, plus innovante et plus inclusive.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Tout au long de la journée, les participants ont pris part à plusieurs panels thématiques portant sur les principaux défis et opportunités du secteur. Les échanges ont abordé notamment les mécanismes de financement vert et la mobilisation des bailleurs de fonds, le développement des infrastructures et de l&rsquo;écosystème industriel, l&rsquo;intégration des critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG), ainsi que les enjeux de cybersécurité et de protection des données dans le domaine de la mobilité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Conçues sous un format interactif, ces sessions ont permis de croiser les expertises des différentes parties prenantes et d&rsquo;aboutir à des recommandations concrètes en faveur du développement d&rsquo;une mobilité durable en Tunisie. En parallèle, le Village des Startups « Tech &amp; Carbone » et l&rsquo;Espace Écosystème Mobilité ont mis en lumière les innovations, solutions technologiques et initiatives entrepreneuriales développées par les acteurs de l&rsquo;écosystème, favorisant ainsi les échanges, les partenariats et les opportunités d&rsquo;investissement.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full is-resized"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="474" height="246" src="https://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/07/sfax-green-shift-2.jpeg" alt="" class="wp-image-6222" style="aspect-ratio:1.9268474744961432;width:428px;height:auto" srcset="http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/07/sfax-green-shift-2.jpeg 474w, http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/07/sfax-green-shift-2-300x156.jpeg 300w" sizes="(max-width: 474px) 100vw, 474px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">La rencontre a été également marquée par la signature officielle du Référentiel Professionnel par les premiers chauffeurs et garages ambassadeurs du programme. Cette étape symbolique marquera le lancement opérationnel de l&rsquo;initiative et traduira l&rsquo;engagement des différentes parties prenantes en faveur d&rsquo;une mobilité plus responsable.<br>À travers cette initiative, les organisateurs ambitionnent de contribuer à la structuration d&rsquo;un programme national destiné à faciliter le financement des véhicules propres, à renforcer les synergies entre les acteurs publics et privés et à accélérer le déploiement d&rsquo;une mobilité durable en Tunisie, avec une montée en puissance progressive à l&rsquo;horizon 2027.</p>
<p>L’article <a href="http://archimag.tn/2026/07/27/sfax-green-shift-2026/">Sfax Green Shift 2026</a> est apparu en premier sur <a href="http://archimag.tn">ArchiMag</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>http://archimag.tn/2026/07/27/sfax-green-shift-2026/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>L&#8217;œuvre autant monumentale qu&#8217;inquiétante de Fernand Pouillon en Algérie</title>
		<link>http://archimag.tn/2026/07/24/loeuvre-autant-monumentale-quinquietante-de-fernand-pouillon-en-algerie/</link>
					<comments>http://archimag.tn/2026/07/24/loeuvre-autant-monumentale-quinquietante-de-fernand-pouillon-en-algerie/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Archi Mag]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 24 Jul 2026 11:45:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Essais et réflexions]]></category>
		<category><![CDATA[Alger]]></category>
		<category><![CDATA[Algérie]]></category>
		<category><![CDATA[ArchiMag]]></category>
		<category><![CDATA[Architecte]]></category>
		<category><![CDATA[Architecture]]></category>
		<category><![CDATA[Fernand Pouillon]]></category>
		<category><![CDATA[magazine]]></category>
		<category><![CDATA[Magazine d&#039;architecture en ligne]]></category>
		<category><![CDATA[Maghreb]]></category>
		<category><![CDATA[Nacym Baghli]]></category>
		<category><![CDATA[revue]]></category>
		<category><![CDATA[urbanisme]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://archimag.tn/?p=6185</guid>

					<description><![CDATA[<p>Par : Nacym Baghli Depuis le temps que je pensais à écrire ce texte…&#8230;</p>
<p>L’article <a href="http://archimag.tn/2026/07/24/loeuvre-autant-monumentale-quinquietante-de-fernand-pouillon-en-algerie/">L&rsquo;œuvre autant monumentale qu&rsquo;inquiétante de Fernand Pouillon en Algérie</a> est apparu en premier sur <a href="http://archimag.tn">ArchiMag</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><em>Par : <strong>Nacym Baghli</strong></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis le temps que je pensais à écrire ce texte… 2012, précisément.<br>À l&rsquo;approche du 40ᵉ anniversaire de sa disparition, je m&rsquo;y résous enfin.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Préambule</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Ni procès, ni hagiographie. Une fascination assumée. Et une énigme qui ne me lâche pas depuis des années…</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img decoding="async" width="1024" height="580" src="https://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/07/pouillon-baghli-1.jpg" alt="" class="wp-image-6187" srcset="http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/07/pouillon-baghli-1.jpg 1024w, http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/07/pouillon-baghli-1-300x170.jpg 300w, http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/07/pouillon-baghli-1-768x435.jpg 768w, http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/07/pouillon-baghli-1-585x331.jpg 585w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Fernand Pouillon et le réalisateur Raoul Sangla, 1969</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Comment un seul architecte a-t-il pu, en trente ans, imprimer sa main sur des morceaux entiers du territoire algérien ? Des hauteurs d’Alger aux oasis du Touat. Au point qu’on reconnaisse encore aujourd’hui un mur, une cour, un escalier… à sa seule facture.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La question ne porte pas sur les circonstances. D’autres s’en sont chargés. Elle porte sur le métier. Sur ce qu’était, pour Pouillon, être architecte. Et sur ce que cette conception, admirable et redoutable, a laissé dans la pierre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quarante ans après sa mort, l’énigme n’a rien perdu de sa charge. Elle a même gagné en urgence… à mesure que cette œuvre se dégrade, se vide, se « réhabilite ». Qui la tient encore debout ? Avec quel savoir ? La question a cessé d’être théorique.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>I. Deux actes, séparés par la prison</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Premier acte, 1953-1959.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Jacques Chevallier le nomme architecte en chef d’Alger. La commande donne le vertige : loger, vite, une population entassée dans les bidonvilles des hauteurs.<br>Pouillon livre trois cités en cinq ans. Diar es-Saâda. Diar el-Mahçoul. Climat de France. Des délais que personne ne croyait tenables. Et il ne se contente pas d’exécuter le programme… il en fait une architecture. Avec une ambition de composition que ce type de bâti n’avait jamais connue.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Interlude français, 1961-1964.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Effondrement du Comptoir national du logement. Affaire du Point-du-Jour. Radiation. Prison. Évasion. Reddition. En cellule, Pouillon écrit Les Pierres sauvages… journal imaginaire du bâtisseur du Thoronet. Arrêtons-nous sur ce livre. Ce n’est pas un intermède. Un architecte qui s’invente une généalogie cistercienne au moment précis où le métier le rejette ne fait pas de la littérature… il se refonde. Les Mémoires d’un architecte (1968) achèveront le travail. Pouillon a façonné, en grande partie, l’image sous laquelle nous le lisons encore. L’architecte monumental est aussi son propre monumentalisateur. Première chose dont la critique doit se défier : les formules les plus citées à son sujet sont presque toutes de lui.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" width="734" height="1024" src="https://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/07/pouillon-baghli-2-734x1024.jpg" alt="" class="wp-image-6188" srcset="http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/07/pouillon-baghli-2-734x1024.jpg 734w, http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/07/pouillon-baghli-2-215x300.jpg 215w, http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/07/pouillon-baghli-2-768x1072.jpg 768w, http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/07/pouillon-baghli-2-585x816.jpg 585w, http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/07/pouillon-baghli-2.jpg 1075w" sizes="(max-width: 734px) 100vw, 734px" /><figcaption class="wp-element-caption">Résidence Salmson du Point-du-Jour, Boulogne-Billancourt, 1966</figcaption></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Second acte, 1966-1984. Libéré, banni du métier en France, Pouillon s’installe en Algérie indépendante. Il y trouve, une seconde fois, ce que nul autre pays ne lui aurait offert : la commande à sa mesure. Sidi Fredj, Zéralda, Moretti, Tipaza sur le littoral. Le Gourara à Timimoun, le M’Zab à Ghardaïa dans le Sud. Bab Ezzouar, Bordj El Bahri, Boufarik. Et l’extension de l’Hôtel El-Djazaïr, l’ancien Saint-George, livrée en 1982. L’objet change… la méthode, jamais.<br>Vitesse. Maîtrise de toute la chaîne.<br>Écriture urbaine tenue.</p>



<p class="wp-block-paragraph">19-4 ? La commande se referme. Pouillon quitte Alger. Il laisse derrière lui un fonds d’archives considérable… plans, calques, correspondance… que les chercheurs, Pierre Frey au premier chef, ne commenceront à exhumer qu’à la fin des années 2010. Trente ans plus tard. Il meurt au Château de Belcastel le 24 juillet 1986.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>II. Trois œuvres-matrices</strong></p>



<ol class="wp-block-list">
<li><strong>Climat de France, ou l&rsquo;antre de la carcasse</strong></li>
</ol>



<p class="wp-block-paragraph">Vingt-cinq hectares sur les hauteurs de Bab el-Oued. Quatre mille cinq cents logements. Près de trois mille dans le seul bâtiment-matrice. Dimensionné pour trente mille habitants… il en abrite le double.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au centre, l’esplanade portiquée. Deux cent trente-trois mètres sur trente-huit. Les dimensions exactes du Palais-Royal. Ce n’est pas une coquetterie d’érudit. C’est une déclaration. Pouillon voulait une architecture « sans mépris ». Il revendiquait d’avoir « installé des hommes dans un monument »… et affirmait que ces hommes, « les plus pauvres de l’Algérie pauvre », l’avaient compris. Sur ce point, il avait raison. Ce sont eux qui baptisèrent la place… les « deux cents colonnes ». Ils ont nommé son œuvre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et c’est ici, précisément, que ma fascination se retourne. Car ce que Pouillon donne, il le donne entier. Fermé. Achevé. La cour est minérale, plate, dessinée pour être vue avant d’être vécue. Elle ne prévoit pas l’écart. Aucun jeu. Aucune réserve. Aucun endroit où l’imprévu pourrait advenir. Une composition qui a tout résolu n’a rien laissé à faire… Trente ans plus tard, Bofill reprendra le procédé dans les villes nouvelles franciliennes. Même mot d’ordre : un « Versailles » pour le peuple. On sait ce qu’il en advint.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="709" src="https://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/07/pouillon-baghli-3-1024x709.jpg" alt="" class="wp-image-6189" srcset="http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/07/pouillon-baghli-3-1024x709.jpg 1024w, http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/07/pouillon-baghli-3-300x208.jpg 300w, http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/07/pouillon-baghli-3-768x532.jpg 768w, http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/07/pouillon-baghli-3-1170x810.jpg 1170w, http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/07/pouillon-baghli-3-585x405.jpg 585w, http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/07/pouillon-baghli-3.jpg 1200w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Climat de France, 1957</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Ce qui s’est passé ensuite devait se passer.<br>La vie est entrée par effraction dans ce qui ne l’attendait pas. Paraboles greffées sur la pierre de taille. Constructions accumulées sur les toits. La place devenue parking, terrain de jeu, arène… Cette formule est une critique d’architecture à elle seule. Meilleure que la plupart des nôtres.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce qui reste, je le nomme : l’antre de la carcasse. Le monument a été mangé de l’intérieur… dévoré par ceux-là mêmes qu’il prétendait grandir. Il n’en subsiste que l’ossature. Les colonnes. Les murs porteurs. La géométrie qui tient encore. Des hommes vivent dans le squelette de l’intention de Pouillon.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et là, je le confesse… ma fascination est la plus totale et la plus trouble. Car cette carcasse tient. Depuis soixante-dix ans. Sans entretien. Sous une charge double de celle prévue. Elle tient parce qu’un homme, un jour, a mis dans du logement social des murs de pierre et des proportions d’ordonnance. Aucune architecture bavarde n’aurait survécu à ce traitement. Celle-ci survit… vaincue, détournée, méconnaissable. Debout.</p>



<ol start="2" class="wp-block-list">
<li><strong>Diar el-Mahçoul : ce qu&rsquo;un plan enregistre</strong></li>
</ol>



<p class="wp-block-paragraph">Les hauteurs du Clos-Salembier… aujourd’hui El-Madania… dominant la baie. Mille trois cent quatre-vingt-douze logements. Une centaine de commerces. Trente-sept immeubles. Volumes calés sur les courbes de niveau, escaliers monumentaux, jardins en terrasses, pierre calcaire partout. L’intelligence du site est intacte. Elle demeure une leçon.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais il faut regarder le plan.<br>Un boulevard coupe la cité en deux. D’un côté, la cité confort normal, ouverte sur la mer. De l’autre, la cité simple confort. Deux populations. Ni les mêmes logements, ni la même vue. C’était la donnée de la commande… Pouillon ne l’a pas inventée.<br>Mais il l’a dessinée. Il l’a rendue solide, durable, belle.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/07/pouillon-baghli-4-1024x768.jpg" alt="" class="wp-image-6190" srcset="http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/07/pouillon-baghli-4-1024x768.jpg 1024w, http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/07/pouillon-baghli-4-300x225.jpg 300w, http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/07/pouillon-baghli-4-768x576.jpg 768w, http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/07/pouillon-baghli-4-1170x878.jpg 1170w, http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/07/pouillon-baghli-4-585x439.jpg 585w, http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/07/pouillon-baghli-4.jpg 1474w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Diar el Mahçoul, La Porte de la Mer, Alger</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Point que la critique d’architecture ne peut pas contourner : un plan enregistre. Il donne à ce qu’on lui confie la forme la plus durable qui soit… la forme construite. L’architecte n’a pas choisi la partition ? Soit. Il en devient le scribe. Son trait la fixe pour un siècle. Aucun talent ne rachète cela. Et Diar el-Mahçoul est d’autant plus troublant qu’il est admirable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;histoire s&rsquo;est chargée du reste. C&rsquo;est au bord même de cette cité que fut érigé, en 1982, le Maqam Echahid. Quatre-vingt-douze mètres à la verticale… au-dessus d&rsquo;une composition entièrement horizontale. Le vertical a répondu à l&rsquo;horizontal, deux siècles plus tard. Personne ne l&rsquo;avait dessiné.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="770" src="http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/07/pouillon-baghli-5-1024x770.jpg" alt="" class="wp-image-6186" srcset="http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/07/pouillon-baghli-5-1024x770.jpg 1024w, http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/07/pouillon-baghli-5-300x226.jpg 300w, http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/07/pouillon-baghli-5-768x578.jpg 768w, http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/07/pouillon-baghli-5-1170x880.jpg 1170w, http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/07/pouillon-baghli-5-585x440.jpg 585w, http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/07/pouillon-baghli-5.jpg 1500w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Diar el Mahçoul, vue sur le Balcon des Arcades, Alger</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Aujourd’hui ? Classé patrimoine culturel national depuis 2016. Et il se vide. Relogements successifs. Cent cinquante familles déplacées en 2023. Conversion annoncée en « village d’artistes ». Le geste peut se défendre… il mérite surtout d’être observé de très près. Classer un quartier, puis en évacuer les habitants pour le rendre à la culture, c’est reconduire, avec les meilleures intentions du monde, le geste initial : décider de ce qui vaut, pour ceux qui y vivent… sans eux.</p>



<ol start="3" class="wp-block-list">
<li><strong>Le Sud et le rivage : la leçon la plus durable</strong></li>
</ol>



<p class="wp-block-paragraph">Le Gourara, Timimoun, 1968-1971. Pouillon passe du grand ensemble à l’acupuncture territoriale. Volumétries en gradins. Terrasses en fer à cheval. Insertion au rebord de l’oasis, parcours d’eau internes… L’ensemble complète la colline au lieu de la nier. À Ghardaïa, le M’Zab (1970-1971) réemploie l’archétype de la citadelle perchée, en dialogue avec la morphologie du pentapole. Respectueux à bien des égards. Appropriateur à d’autres. Il faut savoir dire les deux.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="425" height="625" src="https://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/07/pouillon-baghli-6.jpg" alt="" class="wp-image-6191" srcset="http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/07/pouillon-baghli-6.jpg 425w, http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/07/pouillon-baghli-6-204x300.jpg 204w" sizes="(max-width: 425px) 100vw, 425px" /><figcaption class="wp-element-caption">Piscine de l&rsquo;Hôtel El Riadh, Sidi Fredj</figcaption></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Sur le littoral, Sidi Fredj. Hôtels, marina, théâtre de plein air… une métaphore balnéaire de l’urbanité méditerranéenne. El Marsa : bloc compact face à la mer, façade blanche géométrique, terrasses en avancée. Un ouvrage d’une puissance que la patine du temps et le vent marin avaient magnifiée.<br>Avaient.<br>Car voici le fait qu’il faut regarder en face. Il vaut, pour nous, tous les commentaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’hôtel El Marsa n’a pas été démoli. Il a été vidé… au nom de sa réhabilitation. Le chantier a fait décaper au marteau-piqueur l’ensemble des revêtements. Ciment, plâtre, marbre, faïence… remplacés par du placo. Les sols de marbre arrachés. Le revêtement de la piscine, en parfait état, voué au même sort. Le coût annoncé permettait de construire trois ou quatre hôtels identiques. Un bâtiment qui avait résisté cinquante ans aux séismes et au sel… défiguré par une opération de conservation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nommons ce que cela révèle. Ce n’est pas ce qu’on croit. Personne n’a voulu détruire Pouillon. On l’a défiguré par ignorance de ce qu’il y avait à conserver. Parce que le marbre et la faïence n’étaient pas lus comme de l’architecture… mais comme du revêtement. Parce que la matière, chez Pouillon, n’est jamais un habillage : elle est la construction elle-même. Et ce savoir-là ne se transmet plus.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce n’est pas un défaut d’amour. Cette œuvre est aimée, célébrée, photographiée. C’est un défaut de culture architecturale. L’un ne remplace jamais l’autre.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>III. L&rsquo;architecte total, ou tenir toute la chaîne</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Nommons maintenant ce qui fait de Pouillon une énigme. Rien à voir avec les circonstances. Tout à voir avec sa conception du métier.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pouillon tient tout.<br>Conception. Métrés. Choix de la carrière. Préfabrication. Logistique. Corps d’état. Calendrier. Prix. Sa devise… construire plus, dans le moindre temps, au moindre coût… n’est pas un slogan de gestionnaire. C’est un programme d’architecte. Il suppose de tenir dans une seule main le tailleur de pierre, le céramiste, le sculpteur et le jardinier. Pouillon ne délègue pas la chaîne. Il est la chaîne.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="960" height="960" src="https://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/07/pouillon-baghli-7.jpg" alt="" class="wp-image-6192" srcset="http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/07/pouillon-baghli-7.jpg 960w, http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/07/pouillon-baghli-7-300x300.jpg 300w, http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/07/pouillon-baghli-7-150x150.jpg 150w, http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/07/pouillon-baghli-7-768x768.jpg 768w, http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/07/pouillon-baghli-7-585x585.jpg 585w" sizes="(max-width: 960px) 100vw, 960px" /><figcaption class="wp-element-caption">Villa des Arcades, Plan/Cartouche, 1970</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Et là, il rejoint quelque chose de très ancien… qu’il faut avoir le courage de reconnaître pour ce que c’est. Pouillon est l’un des derniers architectes au sens plein du terme. Pas le spécialiste de la conception, cantonné à l’amont, livrant une intention que d’autres exécuteront comme ils pourront… mais celui qui tient l’ouvrage de la carrière au dernier joint. Et qui répond de tout. Les Pierres sauvages ne disent rien d’autre. Le maître d’œuvre du Thoronet, seul devant la totalité de son ouvrage… est un autoportrait.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette conception explique tout. La qualité : nul n’atteint cette matérialité sans tenir la matière. La vitesse : la chaîne ne bégaie que là où elle est morcelée. La longévité de ces bâtiments, qui ont mieux vieilli que leur gestion… Elle explique aussi, très exactement, ce qu’elle a coûté.<br>Car un architecte qui tient tout ne laisse rien à tenir aux autres.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Roland Simounet</strong> est ici le contrepoint qui éclaire. Son Djenan el-Hassan (1956-1958), sur un terrain escarpé réputé inconstructible, procède d’une démarche exactement inverse. Il part d’une analyse patiente du bidonville de Mahieddine. Des usages. Des seuils. Des manières d’habiter… Et il en tire une architecture. Il n’installe pas une population dans un monument conçu pour elle sans elle. Il compose avec ce qui est déjà là. Deux doctrines s’affrontent, et elles n’ont pas la même idée de ce qu’est un architecte : celui qui donne la forme… ou celui qui la recueille.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="682" height="834" src="https://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/07/pouillon-baghli-8.jpg" alt="" class="wp-image-6193" srcset="http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/07/pouillon-baghli-8.jpg 682w, http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/07/pouillon-baghli-8-245x300.jpg 245w, http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/07/pouillon-baghli-8-585x715.jpg 585w" sizes="(max-width: 682px) 100vw, 682px" /><figcaption class="wp-element-caption">Roland Simounet, Djenan El Hassan,1960</figcaption></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">L’histoire a retenu Pouillon. Elle aurait tout autant pu retenir Simounet. La discipline, en Algérie, aurait alors disposé d’un autre répertoire… plus humble, plus processuel, plus transmissible. Aujourd’hui, Djenan el-Hassan est à terre. On peut y voir un accident. On peut aussi y voir la conséquence logique d’une hiérarchie que nous n’avons jamais interrogée : nous célébrons celui qui a tout tenu… et nous laissons disparaître celui qui avait su écouter.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>IV. Trois invariants</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La monumentalité comme compensation. Plus le logement est petit, plus l’espace collectif est vaste. Les logements de Climat de France font quarante à cinquante mètres carrés. Certains partagent un bloc sanitaire commun. La cour, elle, a les dimensions du Palais-Royal… Ce n’est pas du décorum. C’est un troc. Pouillon l’assume. Mais le troc a un revers : il déplace la dignité de l’intérieur vers l’extérieur, du privé vers le commun. Rien ne dit que ce geste correspondait à ce que ses habitants attendaient. Pouillon savait ce qu’il faisait… il ne le leur a pas demandé. C’est peut-être là, plus que partout ailleurs, que loge l’inquiétude.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="822" height="1024" src="https://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/07/pouillon-baghli-9-822x1024.jpg" alt="" class="wp-image-6194" srcset="http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/07/pouillon-baghli-9-822x1024.jpg 822w, http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/07/pouillon-baghli-9-241x300.jpg 241w, http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/07/pouillon-baghli-9-768x957.jpg 768w, http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/07/pouillon-baghli-9-585x729.jpg 585w, http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/07/pouillon-baghli-9.jpg 1080w" sizes="(max-width: 822px) 100vw, 822px" /><figcaption class="wp-element-caption">Climat de France, Vue aérienne, 1957</figcaption></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">La matière comme construction. La pierre calcaire mise en œuvre avec une rationalité quasi artisanale. Les bétons aux joints tirés. Les appareillages comme grammaire de la durée… Chez Pouillon, la matière n’est jamais un revêtement. Elle est l’ouvrage. C’est ce qui rend ces bâtiments si résistants. C’est exactement ce qu’on n’a pas compris à El Marsa.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le site comme contrainte génératrice. Topographies algéroises suivies à la lettre. Gradins sahariens. Ombre et inertie thermique comme dispositifs premiers… Les hôtels du Sud ne posent pas un objet dans le paysage : ils épaississent le relief, l’épaulent, s’y engouffrent. C’est la leçon la moins datée de toute l’œuvre. Celle dont l’architecture algérienne d’aujourd’hui, qui bétonne au mépris de son climat, aurait le plus urgent besoin.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>V. Ce que coûte l&rsquo;architecte total</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Reste à mesurer le prix. Pas celui des chantiers… celui de la discipline.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une œuvre de cette masse, plus de deux millions de mètres carrés, occupe le terrain. Elle définit ce qu’est une belle architecture. Ce qu’est un bon chantier. Ce qu’est un architecte… Elle laisse peu d’espace aux autres manières de faire. Moins encore aux jeunes praticiens qui auraient eu à s’essayer, à échouer, à trouver leur propre trait. Pendant que Pouillon bâtissait une ville de cent mille habitants… une génération d’architectes algériens n’a pas construit la sienne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce n’est pas un reproche adressé à l’homme. Il n’a jamais fait que répondre à ce qu’on lui demandait, avec une intensité que nul ne lui a disputée. C’est un constat adressé à nous-mêmes : une discipline qui repose sur un homme providentiel n’est pas une discipline. C’est une chance. Et les chances se retirent… Celle-ci s’est retirée en 1984, brutalement. Il a fallu trente ans pour rouvrir les cartons qu’elle avait laissés.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>VI. Mémoires et gardiennes d&rsquo;une œuvre — de Belcastel à l&rsquo;EPAU</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Un dernier aspect, rarement mis en regard. Cette œuvre ne nous est pas parvenue seule. Elle a été portée, inventoriée, argumentée, arrachée à l’oubli… par quelques-uns dont la persévérance a suppléé, des deux rives, l’absence d’institution. Les taire reviendrait à laisser croire que cette architecture se maintient par sa seule masse. Elle ne se maintient pas. Elle est tenue.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="619" height="833" src="https://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/07/pouillon-baghli-11.jpg" alt="" class="wp-image-6195" srcset="http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/07/pouillon-baghli-11.jpg 619w, http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/07/pouillon-baghli-11-223x300.jpg 223w, http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/07/pouillon-baghli-11-585x787.jpg 585w" sizes="(max-width: 619px) 100vw, 619px" /><figcaption class="wp-element-caption">Mémoires d&rsquo;un architecte, collection privée</figcaption></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Catherine Sayen, côté français. Elle entre dans l’agence en 1982… elle a vingt-cinq ans, lui soixante-dix, il achève l’El-Djazaïr. Elle restera jusqu’à sa mort. En 1996, elle fonde l’association Les Pierres sauvages de Belcastel, du nom du roman écrit en prison. Depuis, elle édite, expose, enquête. Témoignages des collaborateurs directs : Jean Chenivesse, l’homme des chantiers… Jean Ohlicher, directeur de la SOCOLON, l’entreprise algéroise qui bâtit Moretti, Zéralda, Sidi Fredj. Récit documenté de Diar es-Saâda. Exposition sur Pouillon éditeur et bibliophile…<br>Je l’ai rencontrée à Alger en 2017, lors d’une conférence qu’elle donnait à l’EPAU. J’en garde le souvenir d’une interlocutrice d’une rigueur exceptionnelle. Gardienne du récit pouillonien… et, chose plus rare, capable d’en discuter les contradictions sans complaisance. Sa formule dit l’essentiel : le rendez-vous a été manqué entre la France et Fernand Pouillon au XXᵉ siècle.<br>Côté algérien, l’énoncé reste à écrire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Myriam Maachi-Maïza l’a entrepris. Architecte, diplômée de l’EPAU et de Versailles, enseignante à l’EPAU. Plus de vingt ans consacrés à cette œuvre : un magister sur la composition dans le Sud-Ouest algérien, un article fondateur dans Insaniyat, une thèse sur l’architecture hôtelière… et surtout une exposition qu’elle a fait circuler à partir de 2014 depuis l’Institut français d’Alger, puis Annaba, Constantine, d’autres wilayas, avec conférences dans les écoles.<br>C’est à elle qu’on doit le chiffre désormais partout cité : plus de deux millions de mètres carrés bâtis en Algérie. Une dizaine de cités. Une quarantaine d’hôtels. Des cités universitaires, des bibliothèques, des cinémas… « J’ai construit autant que pour une ville de cent mille habitants », aimait dire Pouillon. Le chiffre rend l’énigme arithmétique. Un seul homme. Une ville entière.<br>La recherche récente la désigne comme « ultime ambassadrice de l’œuvre Pouillon en Algérie ». La formule est juste… et elle devrait nous alarmer. Qu’un patrimoine de cette ampleur repose, sur son propre sol, sur la persévérance de quelques individus… quand El Marsa a pu être défiguré sans qu’aucune compétence n’ait été consultée… en dit long sur l’état de notre culture architecturale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il faut citer aussi Pierre Frey, fondateur des Archives de la construction moderne de l’EPFL, qui a passé ses dernières années dans les archives algéroises de Pouillon. Son ultime ouvrage, Le Téméraire éclectique, paraissait chez Actes Sud à l’automne 2023… quelques jours avant sa mort. Et Bonillo, Bédarida, Sellali, Bengoa, Fabrizio… et les jeunes chercheurs algériens qui prennent aujourd’hui le relais.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Toutes ces trajectoires disent la même chose, et c’est structurel : l’œuvre n’est sauvée que par la patience documentaire de quelques-uns. Cette patience n’est ni institutionnalisée, ni transmise, ni algérianisée à la mesure du sujet. C’est peut-être l’inquiétude la plus tenace que soulève cet anniversaire. La seule, aussi, que nous puissions encore corriger.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Conclusion : une œuvre-miroir</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Regardée depuis aujourd’hui, l’œuvre algérienne de Pouillon est à la fois patrimoine et miroir.<br>Patrimoine… parce qu’elle a donné des formes durables à la dignité urbaine. Parfois au prix d’une monumentalité difficile à habiter. Parfois en dépit d’elle-même. Parfois grâce aux détournements qu’elle a subis.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Miroir… parce qu’elle nous renvoie la question que nous n’osons pas poser. Que voulons-nous, au juste, d’un architecte ? Qu’il tienne tout, et nous laisse des chefs-d’œuvre que nous ne saurons ni entretenir ni transmettre ? Ou qu’il tienne moins… mais laisse derrière lui une discipline capable de continuer sans lui ?</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="960" height="720" src="https://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/07/pouillon-baghli-12.jpg" alt="" class="wp-image-6196" srcset="http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/07/pouillon-baghli-12.jpg 960w, http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/07/pouillon-baghli-12-300x225.jpg 300w, http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/07/pouillon-baghli-12-768x576.jpg 768w, http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/07/pouillon-baghli-12-585x439.jpg 585w" sizes="(max-width: 960px) 100vw, 960px" /><figcaption class="wp-element-caption">Photo : Nacym Baghli, 2018</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Pouillon a choisi. Il a tout tenu.<br>Et la carcasse de Bab el-Oued, mangée par la vie, méconnaissable et debout, est le plus juste monument qu’il pouvait laisser. Elle dit la puissance de ce qu’il savait faire… et l’impossibilité, pour un seul homme, de tenir indéfiniment ce qu’il a levé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quarante ans après sa disparition, Pouillon nous demeure une ressource. Précisément parce qu’il nous oblige à cette question, sans complaisance.<br>La réponse ne viendra pas d’un architecte seul.<br>C’est probablement là, et nulle part ailleurs, que se situe le véritable enseignement de ce quarantième anniversaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Nacym Baghli<br></strong><em>13.07.2026</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Repères bibliographiques<br></strong><em>Écrits de Fernand Pouillon</em></p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Les Pierres sauvages, Paris, Seuil, 1964 (Prix des Deux Magots 1965).</li>



<li>Mémoires d&rsquo;un architecte, Paris, Seuil, 1968.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Monographies et travaux de référence</em></p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Bernard Félix Dubor, Fernand Pouillon, Milan, Electa Moniteur, 1986 (avant-propos de Bernard Huet).</li>



<li>Jean-Lucien Bonillo (dir.), Fernand Pouillon, architecte méditerranéen, Marseille, Imbernon, 2001.</li>



<li>Stéphane Gruet, avec Catherine Sayen et Jean-Loup Marfaing, Fernand Pouillon : humanité et grandeur d&rsquo;un habitat pour tous, Toulouse, Poïésis, 2010.</li>



<li>Pierre Frey, Fernand Pouillon. Le Téméraire éclectique, Arles, Actes Sud, 2023.</li>



<li>Pierre Frey, « Carnets de route », chronique en ligne, Espazium, 2019-2023.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Recherche algérienne</em></p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Myriam Maachi-Maïza, « La composition architecturale dans l&rsquo;œuvre algérienne de Fernand Pouillon, cas du Sud-Ouest algérien », magister, Centre universitaire de Béchar, 2002.</li>



<li>Myriam Maachi-Maïza, « L&rsquo;architecture de Fernand Pouillon en Algérie », Insaniyat, n°42, 2008.</li>



<li>Myriam Maachi-Maïza (commissariat), L&rsquo;œuvre algérienne de Fernand Pouillon, exposition itinérante, Instituts français d&rsquo;Alger, Annaba, Constantine, 2014-2015.</li>



<li>Mohamed Tehami et Karima Anouche, « Urban planning as the first step of architecture : the case study of Pouillon&rsquo;s housing estate Diar el-Mahçoul in Algiers », ZARCH, n°8, 2017.</li>



<li>Fernand Pouillon. La revanche de l&rsquo;œuvre, numéro thématique, Madinati. Revue de l&rsquo;architecture, de l&rsquo;urbanisme et de la construction, n°9, mai 2021, 64 p. (contributions de Catherine Sayen et de plusieurs spécialistes ; photographies de Léo Fabrizio) — madinati-dz.com.</li>



<li>Maurice Blanc, compte rendu du numéro Madinati n°9, Espaces et sociétés, n°184-185, 2022/1, p. 271-273.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Association Les Pierres sauvages de Belcastel</em></p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Catherine Sayen, L&rsquo;Architecture par Fernand Pouillon : récit, Toulouse, Transversales, 2014.</li>



<li>Catherine Sayen, Prouesses avec Pouillon (entretien avec Jean Chenivesse).</li>



<li>Jean Ohlicher, Pierre Lehalle, Catherine Sayen, Franck Gautré, Bâtir avec Pouillon.</li>



<li>Catherine Sayen (dir.), Le livre, l&rsquo;autre dessein de Fernand Pouillon, Musée de l&rsquo;imprimerie de Lyon, 2012-2013.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Iconographie et documentaire</em></p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Daphné Bengoa et Léo Fabrizio (photographies), Kaouther Adimi (texte), Fernand Pouillon et l&rsquo;Algérie : bâtir à hauteur d&rsquo;homme, Paris, Macula, 2019.</li>



<li>Stéphane Couturier, Climat de France, Toulon, Hôtel des Arts, 2014.</li>



<li>Marie-Claire Rubinstein, Pouillon, une architecture habitée, Alger 1953-1957, documentaire, 2021.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Lectures critiques</em></p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Odile Seyler et Jacques Lucan, « Fernand Pouillon. Les 200 colonnes, Alger, 1954-1957 », AMC, 1983.</li>



<li>Bernard Huet, « L&rsquo;héritage de Fernand Pouillon », AMC, n°71, mai 1996.</li>



<li>Jean-Jacques Deluz, L&rsquo;urbanisme et l&rsquo;architecture d&rsquo;Alger, Liège, Mardaga / OPU, 1988.</li>



<li>Sur Roland Simounet : Richard Klein (dir.), Roland Simounet à l&rsquo;œuvre. Architecture 1951-1996, Paris, IFA / Carré d&rsquo;Art, 2000.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">Crédits photographiques. Les images reproduites dans cet article ont été trouvées sur Internet et demeurent la propriété de leurs auteurs respectifs. Certaines, signalées comme telles, sont de moi.</p>
<p>L’article <a href="http://archimag.tn/2026/07/24/loeuvre-autant-monumentale-quinquietante-de-fernand-pouillon-en-algerie/">L&rsquo;œuvre autant monumentale qu&rsquo;inquiétante de Fernand Pouillon en Algérie</a> est apparu en premier sur <a href="http://archimag.tn">ArchiMag</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>http://archimag.tn/2026/07/24/loeuvre-autant-monumentale-quinquietante-de-fernand-pouillon-en-algerie/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>El Ménia, nouveau pôle urbain de Constantine</title>
		<link>http://archimag.tn/2026/06/19/el-menia-nouveau-pole-urbain-de-constantine/</link>
					<comments>http://archimag.tn/2026/06/19/el-menia-nouveau-pole-urbain-de-constantine/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Archi Mag]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 19 Jun 2026 09:32:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Projets]]></category>
		<category><![CDATA[Algérie]]></category>
		<category><![CDATA[ArchiMag]]></category>
		<category><![CDATA[Architecture]]></category>
		<category><![CDATA[Constantine]]></category>
		<category><![CDATA[El Ménia]]></category>
		<category><![CDATA[en ligne]]></category>
		<category><![CDATA[magazine]]></category>
		<category><![CDATA[Magazine d'architecture en ligne]]></category>
		<category><![CDATA[Maghreb]]></category>
		<category><![CDATA[pôle urbain]]></category>
		<category><![CDATA[revue]]></category>
		<category><![CDATA[urbanisme]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://archimag.tn/?p=5837</guid>

					<description><![CDATA[<p>Dans une optique de rééquilibrage démographique de la commune de Constantine, la réalisation d’un&#8230;</p>
<p>L’article <a href="http://archimag.tn/2026/06/19/el-menia-nouveau-pole-urbain-de-constantine/">El Ménia, nouveau pôle urbain de Constantine</a> est apparu en premier sur <a href="http://archimag.tn">ArchiMag</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Dans une optique de rééquilibrage démographique de la commune de Constantine, la réalisation d’un important programme de 500 logements de type Promotionnel Aidé (LPA) est programmée au niveau du quartier El Ménia.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La ville des Ponts s’apprête à consolider son parc immobilier intra-muros. Ce site, désormais stratégique, est appelé à devenir un pôle urbain majeur pour la commune-mère, qui a vu, au fil des dernières décennies, sa population migrer massivement vers les nouvelles agglomérations périphériques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’objectif est de multiplier les accès routiers pour désenclaver ce futur pôle et fluidifier le trafic automobile de et vers El Ménia.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="565" height="283" src="https://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/06/el-menia-9.jpg" alt="" class="wp-image-5839" style="width:548px;height:auto" srcset="http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/06/el-menia-9.jpg 565w, http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/06/el-menia-9-300x150.jpg 300w" sizes="(max-width: 565px) 100vw, 565px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Ce développement urbain s’inscrit dans une stratégie globale visant à stopper «l’hémorragie» démographique que subit la commune de Constantine. Depuis des années, les opérations de relogement ont vidé le centre ancien et ses faubourgs au profit de la circonscription administrative d’Ali Mendjeli, de Massinissa ou encore d’Aïn Nehas.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="565" height="283" src="https://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/06/el-menia-8.jpg" alt="" class="wp-image-5840" srcset="http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/06/el-menia-8.jpg 565w, http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/06/el-menia-8-300x150.jpg 300w" sizes="(max-width: 565px) 100vw, 565px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">En récupérant des assiettes foncières à El Ménia, mais aussi à Sissaoui et Sarkina, qui devraient accueillir à terme plus de 30.000 logements toutes formules confondues, ce projet entend redonner son attractivité à la plus ancienne commune de la wilaya et stabiliser sa population sur son propre territoire.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Conception et approche culturelle</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Développé selon les principes du développement durable, le projet a un double objectif : créer un cadre de vie riche et diversifié et marquer le territoire d’une configuration urbaine à la hauteur du statut mythique de la ville de Constantine, vieille de 3 000 ans.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="565" height="389" src="https://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/06/el-menia-3.jpg" alt="" class="wp-image-5842" srcset="http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/06/el-menia-3.jpg 565w, http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/06/el-menia-3-300x207.jpg 300w" sizes="(max-width: 565px) 100vw, 565px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Inspiré de la cour traditionnelle maghrébine, au cœur des médinas et des villes arabes d&rsquo;Afrique du Nord, ce concept reflète les caractéristiques culturelles des paysages et intègre une hiérarchie claire entre espaces privés et publics, entre ouverture et intimité. Dans ce projet novateur, la figure de la médina est réinterprétée selon les nouvelles réalités de la vie urbaine contemporaine, en s&rsquo;appuyant sur la topographie particulière du secteur. Tirant parti des montagnes et du paysage spectaculaire, le projet exploite les dénivellations importantes, créant des zones de densité variable traversées de larges espaces verts fluides et emblématiques. Ainsi, bien que la ville ait été conçue pour atteindre une densité optimale, évitant l&rsquo;étalement urbain et la dépendance à l&rsquo;automobile, de vastes espaces verts autonomes ont été prévus pour favoriser la biodiversité.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="565" height="386" src="https://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/06/el-menia-2.jpg" alt="" class="wp-image-5841" srcset="http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/06/el-menia-2.jpg 565w, http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/06/el-menia-2-300x205.jpg 300w" sizes="(max-width: 565px) 100vw, 565px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">À l&rsquo;image des lignes sinueuses de la calligraphie arabe et des arabesques, la silhouette urbaine d&rsquo;El-Menia propose un lien symbolique entre l&rsquo;individu et son territoire. La silhouette emblématique du nouveau quartier s&rsquo;étendra sur une superficie de 1,2 million de m², marquant la région de son empreinte, à l&rsquo;image des cités antiques et légendaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Modernité et tradition</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Bien que le concept s&rsquo;inspire de l&rsquo;histoire et des typologies algériennes, le projet vise à loger plus de 20 000 habitants, ainsi que divers bureaux, commerces, centres de loisirs et écoles pour répondre aux besoins d&rsquo;une population croissante de travailleurs, de visiteurs et de touristes. Ce projet de 6 500 à 7 500 logements sera adapté à un mode de vie contemporain, tout en s&rsquo;inscrivant dans la continuité des traditions locales.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="565" height="283" src="https://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/06/el-menia-4.jpg" alt="" class="wp-image-5843" srcset="http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/06/el-menia-4.jpg 565w, http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/06/el-menia-4-300x150.jpg 300w" sizes="(max-width: 565px) 100vw, 565px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Dans cette perspective, les stratégies proposées permettront d&rsquo;intégrer harmonieusement les modes de vie des citoyens et les technologies de pointe en matière de conception, de construction et, bien entendu, de développement durable. Ainsi, tous les services seront situés à proximité immédiate des zones résidentielles et un système de téléphérique performant et économique a été prévu pour faciliter les déplacements dans toute la ville. Des espaces ont été aménagés pour promouvoir l&rsquo;agriculture urbaine afin de réduire la dépendance aux importations alimentaires, de favoriser l&rsquo;autosuffisance alimentaire et de soutenir l&rsquo;industrie locale. L’optimisation des espaces verts, la réduction du réseau routier, les infrastructures de lutte contre les îlots de chaleur, l’utilisation de l’énergie solaire ainsi que des études sur l’utilisation des éoliennes, des cellules photovoltaïques et des systèmes géothermiques ont également été intégrés au programme.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="565" height="452" src="https://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/06/el-menia-5.jpg" alt="" class="wp-image-5844" srcset="http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/06/el-menia-5.jpg 565w, http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/06/el-menia-5-300x240.jpg 300w" sizes="(max-width: 565px) 100vw, 565px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">En d&rsquo;autres termes, El-Menia est une ville modèle en matière d&rsquo;aménagement écologique, s&rsquo;appuyant sur les meilleures pratiques de développement durable, au cœur même d&rsquo;un mode de vie urbain. Ce projet, réalisé avec l&rsquo;expertise reconnue d&rsquo;exp et de lemay, répondra parfaitement aux besoins de la population, en créant le nouveau quartier d&rsquo;El-Menia, un lieu destiné à devenir un cadre de vie riche et diversifié pour les habitants de Constantine.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="565" height="452" src="https://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/06/el-menia-6.jpg" alt="" class="wp-image-5845" srcset="http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/06/el-menia-6.jpg 565w, http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/06/el-menia-6-300x240.jpg 300w" sizes="(max-width: 565px) 100vw, 565px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Grâce à ses stratégies pragmatiques et audacieuses, la ville d&rsquo;El-Menia peut être perçue comme un organisme systémique doté d&rsquo;une composition fonctionnelle, technique, réglementaire, économique, sociale et symbolique. De cette pluralité de forces naît un écosystème intégrant différentes variables, tout en tenant compte de l&rsquo;art de vivre raffiné et de la convivialité si caractéristiques de la culture algérienne.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Sources : world landscape architect, le provincial</em></p>
<p>L’article <a href="http://archimag.tn/2026/06/19/el-menia-nouveau-pole-urbain-de-constantine/">El Ménia, nouveau pôle urbain de Constantine</a> est apparu en premier sur <a href="http://archimag.tn">ArchiMag</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>http://archimag.tn/2026/06/19/el-menia-nouveau-pole-urbain-de-constantine/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Soutenance HDR : Quelle gouvernance pour les villes durables</title>
		<link>http://archimag.tn/2026/06/07/soutenance-hdr-quelle-gouvernance-pour-les-villes-durables/</link>
					<comments>http://archimag.tn/2026/06/07/soutenance-hdr-quelle-gouvernance-pour-les-villes-durables/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Archi Mag]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 07 Jun 2026 14:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Agenda]]></category>
		<category><![CDATA[Annonces]]></category>
		<category><![CDATA[Ali Rajem]]></category>
		<category><![CDATA[ArchiMag]]></category>
		<category><![CDATA[Architecture]]></category>
		<category><![CDATA[en ligne]]></category>
		<category><![CDATA[enau]]></category>
		<category><![CDATA[GOUVERNANCE]]></category>
		<category><![CDATA[habilitation universitaire]]></category>
		<category><![CDATA[Hatem KAHLOUN]]></category>
		<category><![CDATA[HDR]]></category>
		<category><![CDATA[Jamel Neji]]></category>
		<category><![CDATA[magazine]]></category>
		<category><![CDATA[Magazine d&#039;architecture en ligne]]></category>
		<category><![CDATA[Najem DHAHER]]></category>
		<category><![CDATA[PLANIFIER LES INTERFACES PAR LE PROJET URBAIN]]></category>
		<category><![CDATA[revue]]></category>
		<category><![CDATA[Taoufik Achour]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[urbanisme]]></category>
		<category><![CDATA[VILLES DURABLES]]></category>
		<category><![CDATA[Yassine Halouani]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://archimag.tn/?p=5754</guid>

					<description><![CDATA[<p>Ce sera demain à l&#8217;ENAU Laboratoire de RechercheGADEV-UMRAN-ENAU-UCAR-Tunis (LR21ES19) Habilitation Universitaire (HDR) PLANIFIER LES&#8230;</p>
<p>L’article <a href="http://archimag.tn/2026/06/07/soutenance-hdr-quelle-gouvernance-pour-les-villes-durables/">Soutenance HDR : Quelle gouvernance pour les villes durables</a> est apparu en premier sur <a href="http://archimag.tn">ArchiMag</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Ce sera demain à l&rsquo;ENAU</p>



<p class="has-text-align-center wp-block-paragraph">Laboratoire de Recherche<br>GADEV-UMRAN-ENAU-UCAR-Tunis (LR21ES19)</p>



<p class="has-text-align-center wp-block-paragraph">Habilitation Universitaire (HDR)</p>



<p class="has-text-align-center wp-block-paragraph"><strong>PLANIFIER LES INTERFACES PAR LE PROJET URBAIN :<br>QUELLE GOUVERNANCE POUR DES VILLES DURABLES ?</strong></p>



<p class="has-text-align-center wp-block-paragraph">Sera soutenue publiquement le 08 juin 2026 a &lsquo;ENAU</p>



<p class="has-text-align-center wp-block-paragraph">par : <strong>Hatem KAHLOUN</strong>, Maitre-assistant d&rsquo;Urbanisme 2 ISTEUB-Université de Carthage</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Jury</strong>:<br>M. Najem Dhaher : Professeur de I&rsquo;Enseignement Supérieur a &lsquo;ENAU, Président.<br>M. Ali Rajem: Professeur de I&rsquo;Enseignement Supérieur a I&rsquo;Université M’Sila, Algérie: Rapporteur.<br>M. Yassine Halouani: Maitre-de-Conférences a I&rsquo;ISBA-Nabeul, Rapporteur.<br>M. Jamel Neji: Professeur de I’Enseignement Supérieur a I&rsquo;Université Tunis-Al Manar, Membre<br>M. Taoufik Achour: Maitre-de-Conférences a &lsquo;ENAU, Membre.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Vous voulez publier un projet d’architecture où écrire une réflexion architecturale ? Contactez nous par mail : <a href="mailto:archimag22@gmail.com">archimag22@gmail.com</a></em></p>
<p>L’article <a href="http://archimag.tn/2026/06/07/soutenance-hdr-quelle-gouvernance-pour-les-villes-durables/">Soutenance HDR : Quelle gouvernance pour les villes durables</a> est apparu en premier sur <a href="http://archimag.tn">ArchiMag</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>http://archimag.tn/2026/06/07/soutenance-hdr-quelle-gouvernance-pour-les-villes-durables/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Séminaire : Mobilité urbaine dans le Grand Tunis</title>
		<link>http://archimag.tn/2026/06/03/seminaire-mobilite-urbaine-dans-le-grand-tunis/</link>
					<comments>http://archimag.tn/2026/06/03/seminaire-mobilite-urbaine-dans-le-grand-tunis/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Archi Mag]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 03 Jun 2026 16:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Agenda]]></category>
		<category><![CDATA[Annonces]]></category>
		<category><![CDATA[colloques et séminaires]]></category>
		<category><![CDATA[Afef Binous]]></category>
		<category><![CDATA[ArchiMag]]></category>
		<category><![CDATA[Architectes]]></category>
		<category><![CDATA[Architecture]]></category>
		<category><![CDATA[Ellyssa Abed el Moula]]></category>
		<category><![CDATA[enau]]></category>
		<category><![CDATA[Grand Tunis]]></category>
		<category><![CDATA[magazine]]></category>
		<category><![CDATA[Magazine d&#039;architecture en ligne]]></category>
		<category><![CDATA[Maghreb]]></category>
		<category><![CDATA[mobilité urbaine]]></category>
		<category><![CDATA[Najem DHAHER]]></category>
		<category><![CDATA[revue]]></category>
		<category><![CDATA[Séminaire]]></category>
		<category><![CDATA[Shinya HANAOKA]]></category>
		<category><![CDATA[Tunis]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[urbanisme]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://archimag.tn/?p=5737</guid>

					<description><![CDATA[<p>SÉMINAIRE ACADÉMIQUE PLAN DIRECTEUR DE LA MOBILITÉ URBAINE DANS LE GRAND TUNISPDMUGRAND TUNIS 2040&#8230;</p>
<p>L’article <a href="http://archimag.tn/2026/06/03/seminaire-mobilite-urbaine-dans-le-grand-tunis/">Séminaire : Mobilité urbaine dans le Grand Tunis</a> est apparu en premier sur <a href="http://archimag.tn">ArchiMag</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-text-align-center wp-block-paragraph"><strong>SÉMINAIRE ACADÉMIQUE</strong></p>



<p class="has-text-align-center wp-block-paragraph"><em>PLAN DIRECTEUR DE LA MOBILITÉ URBAINE DANS LE GRAND TUNIS<br></em>PDMU<br><em>GRAND TUNIS 2040</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Vendredi 05 juin 2026<br>Au Grand Amphi &#8211; Ecole Nationale d&rsquo;Architecture et d&rsquo;Urbanisme</p>



<p class="wp-block-paragraph">8h30-9h00 : Accueil des participants</p>



<p class="wp-block-paragraph">9h00 : Mot d&rsquo;ouverture Dr. Hind karoui, Directrice Enau</p>



<p class="wp-block-paragraph">9h10-10h10 : Visions de la mobilité urbaine Perspectives pour une mobilité urbaine durable et une structure urbaine intégrée dans le Grand Tunis.<br>Professeur Shinya HANAOKA, Département des sciences et de l&rsquo;ingénierie transdisciplinaires École de l&rsquo;environnement et de la société, Institut des sciences de Tokyo, (anciennement Institut de technologie de Tokyo).</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="724" height="1024" src="https://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/06/mobilite-urbaine-724x1024.jpg" alt="" class="wp-image-5738" srcset="http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/06/mobilite-urbaine-724x1024.jpg 724w, http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/06/mobilite-urbaine-212x300.jpg 212w, http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/06/mobilite-urbaine-768x1086.jpg 768w, http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/06/mobilite-urbaine-1086x1536.jpg 1086w, http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/06/mobilite-urbaine-1170x1655.jpg 1170w, http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/06/mobilite-urbaine-585x827.jpg 585w, http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/06/mobilite-urbaine.jpg 1448w" sizes="(max-width: 724px) 100vw, 724px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">10h10-10h30 : Pause-café</p>



<p class="wp-block-paragraph">10h30-11h30 : Quelles solutions alternatives pour créer un écosystème de mobilité urbaine fluide et soutenable dans le Grand Tunis ? Professeur Najem DHAHER, Laboratoire de recherche : « Gouvernance, Ambiance et<br>Développement des villes » UMRAN &#8211; Ecole Nationale d&rsquo;Architecture et d&rsquo;Urbanisme -Université de Carthage &#8211; Tunis.</p>



<p class="wp-block-paragraph">11h30-12h15 : Débat, synthèse et clôture</p>



<p class="wp-block-paragraph">Modération : Mme. Ellyssa Abed el Moula: UMRAN-ENAU, et Mme. Afef Binous : AUGT.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Vous voulez publier un projet d&rsquo;architecture où écrire une réflexion architecturale ? Contactez nous par mail : archimag22@gmail.com</em></p>
<p>L’article <a href="http://archimag.tn/2026/06/03/seminaire-mobilite-urbaine-dans-le-grand-tunis/">Séminaire : Mobilité urbaine dans le Grand Tunis</a> est apparu en premier sur <a href="http://archimag.tn">ArchiMag</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>http://archimag.tn/2026/06/03/seminaire-mobilite-urbaine-dans-le-grand-tunis/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Mixité urbaine et ségrégation au Grand Tunis</title>
		<link>http://archimag.tn/2026/05/06/mixite-urbaine-et-segregation-au-grand-tunis/</link>
					<comments>http://archimag.tn/2026/05/06/mixite-urbaine-et-segregation-au-grand-tunis/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Archi Mag]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 06 May 2026 05:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Essais et réflexions]]></category>
		<category><![CDATA[ArchiMag]]></category>
		<category><![CDATA[Architecture]]></category>
		<category><![CDATA[magazine]]></category>
		<category><![CDATA[Magazine d&#039;architecture en ligne]]></category>
		<category><![CDATA[Maghreb]]></category>
		<category><![CDATA[mixité urbaine]]></category>
		<category><![CDATA[revue]]></category>
		<category><![CDATA[Tunis]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[urbanisme]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://archimag.tn/?p=5513</guid>

					<description><![CDATA[<p>La mixité urbaine a longtemps été présentée comme l’un des piliers implicites des politiques&#8230;</p>
<p>L’article <a href="http://archimag.tn/2026/05/06/mixite-urbaine-et-segregation-au-grand-tunis/">Mixité urbaine et ségrégation au Grand Tunis</a> est apparu en premier sur <a href="http://archimag.tn">ArchiMag</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">La mixité urbaine a longtemps été présentée comme l’un des piliers implicites des politiques d’urbanisme en Tunisie. Derrière ce principe, une idée simple : éviter que la ville ne se transforme en mosaïque de quartiers homogènes, séparés selon les revenus et les conditions sociales. Autrement dit, empêcher l’installation durable de formes de ségrégation spatiale pouvant conduire à des logiques de relégation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans l’imaginaire des politiques publiques, la ville tunisienne devait rester un espace de proximité sociale, où différentes catégories de population cohabitent dans un même tissu urbain. Ce choix s’inscrivait dans une volonté plus large de préserver une certaine cohésion sociale dans un contexte d’urbanisation rapide, notamment à partir des décennies post-indépendance.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Un projet urbain pensé contre la fragmentation<br></strong>La logique de mixité urbaine ne s’est pas toujours exprimée de manière explicite dans les documents d’aménagement, mais elle a guidé plusieurs orientations : programmes de logements publics, extension des villes par des quartiers planifiés, ou encore tentative d’encadrement de l’urbanisation périphérique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’objectif était d’éviter deux phénomènes considérés comme risqués : la concentration de la pauvreté dans des zones spécifiques et la formation de quartiers enclavés, peu intégrés au reste de la ville. Dans cette vision, la proximité spatiale devait favoriser une forme d’équilibre social et limiter les fractures visibles entre centre et périphérie.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Une réalité urbaine de plus en plus contrastée<br></strong>Mais la dynamique réelle des villes tunisiennes a progressivement échappé à cette logique. L’urbanisation rapide, la pression démographique et les inégalités économiques ont contribué à reconfigurer profondément l’espace urbain.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans plusieurs agglomérations, on observe aujourd’hui une spécialisation des quartiers : certains espaces concentrent les classes moyennes et supérieures, tandis que d’autres accueillent des populations plus vulnérables, souvent en périphérie. Cette évolution est accentuée par la hausse du coût du foncier et du logement dans les zones centrales, qui pousse une partie des ménages vers des espaces moins équipés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce processus ne produit pas nécessairement des « ghettos » au sens strict, mais il génère des formes de séparation progressive, où la distance sociale s’ajoute à la distance géographique.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La mixité ne suffit pas à créer du lien social<br></strong>L’un des paradoxes majeurs de la mixité urbaine est qu’elle repose sur une équation souvent simplifiée : la cohabitation spatiale serait synonyme de cohésion sociale. Or, la réalité est plus complexe.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La présence de populations différentes dans un même quartier ne garantit ni les interactions, ni la réduction des inégalités. Dans certains cas, les usages de la ville restent parallèles : écoles, transports, commerces et espaces de sociabilité peuvent fonctionner de manière différenciée au sein d’un même territoire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Autrement dit, la mixité peut être physique sans être sociale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une problématique qui se déplace aujourd’hui<br>La question de la mixité urbaine en Tunisie évolue aujourd’hui. Elle ne se limite plus à la gestion de l’extension des villes ou à la répartition des logements. Elle touche désormais à des transformations plus profondes : montée des inégalités, recomposition des classes moyennes, et pression accrue sur les périphéries urbaines.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce contexte, la ville tend à devenir un espace plus fragmenté, où la proximité géographique coexiste avec une séparation sociale de plus en plus marquée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un enjeu de cohésion à réinventer<br>Face à cette évolution, la mixité urbaine apparaît moins comme un acquis que comme un objectif fragile. Elle interroge la capacité des politiques publiques à maintenir des équilibres dans un contexte où les logiques du marché, les dynamiques résidentielles et les inégalités sociales produisent spontanément de la séparation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La question centrale n’est donc plus seulement de savoir comment organiser la ville pour éviter la fragmentation, mais comment recréer du lien dans une ville déjà traversée par des formes multiples de distance sociale.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Source : Khalil Jelassi, Webdo</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Vous voulez publier un projet d&rsquo;architecture où écrire une réflexion architecturale ? Contactez nous par mail : archimag22@gmail.com</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="http://archimag.tn/2026/05/06/mixite-urbaine-et-segregation-au-grand-tunis/">Mixité urbaine et ségrégation au Grand Tunis</a> est apparu en premier sur <a href="http://archimag.tn">ArchiMag</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>http://archimag.tn/2026/05/06/mixite-urbaine-et-segregation-au-grand-tunis/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Hommage à Moncef Ben Slimane</title>
		<link>http://archimag.tn/2026/01/08/hommage-a-moncef-ben-slimane/</link>
					<comments>http://archimag.tn/2026/01/08/hommage-a-moncef-ben-slimane/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sadok Chaieb]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 08 Jan 2026 08:04:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[hommage et gratitude]]></category>
		<category><![CDATA[ArchiMag]]></category>
		<category><![CDATA[Architecture]]></category>
		<category><![CDATA[département Urbanisme]]></category>
		<category><![CDATA[enau]]></category>
		<category><![CDATA[Fakher KHARRAT]]></category>
		<category><![CDATA[Hind Karoui]]></category>
		<category><![CDATA[Hommage]]></category>
		<category><![CDATA[Imen Oueslati]]></category>
		<category><![CDATA[magazine]]></category>
		<category><![CDATA[Magazine d&#039;architecture en ligne]]></category>
		<category><![CDATA[Maghreb]]></category>
		<category><![CDATA[Moncef Ben Slimane]]></category>
		<category><![CDATA[remise des prix]]></category>
		<category><![CDATA[revue]]></category>
		<category><![CDATA[Tunis]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[urbanisme]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://archimag.tn/?p=4394</guid>

					<description><![CDATA[<p>Le département Urbanisme de l&#8217;ENAU organise une cérémonie d&#8217;hommage au professeur Moncef Ben Slimane,&#8230;</p>
<p>L’article <a href="http://archimag.tn/2026/01/08/hommage-a-moncef-ben-slimane/">Hommage à Moncef Ben Slimane</a> est apparu en premier sur <a href="http://archimag.tn">ArchiMag</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Le département Urbanisme de l&rsquo;ENAU organise une cérémonie d&rsquo;hommage au professeur Moncef Ben Slimane, ce vendredi 9 janvier 2026 au petit-amphi, à 11h30.<br>Au programme, un mot de bienvenue de Madame Hind Karoui, Directrice de l&rsquo;ENAU, de Mme Imen Oueslati du département Urbanisme, et un témoignage académique du professeur Fakher Kharrat.<br>Il y aura à la suite un mot du professeur Moncef Ben Slimane.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="725" height="1024" src="https://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/01/moncef-ben-slimane-2-725x1024.jpg" alt="" class="wp-image-4397" srcset="http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/01/moncef-ben-slimane-2-725x1024.jpg 725w, http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/01/moncef-ben-slimane-2-212x300.jpg 212w, http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/01/moncef-ben-slimane-2-768x1085.jpg 768w, http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/01/moncef-ben-slimane-2-1087x1536.jpg 1087w, http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/01/moncef-ben-slimane-2-1170x1654.jpg 1170w, http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/01/moncef-ben-slimane-2-585x827.jpg 585w, http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/01/moncef-ben-slimane-2.jpg 1449w" sizes="(max-width: 725px) 100vw, 725px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph"><br>A la fin de cette réception, il y aura la remise des prix aux lauréats du master de recherche en urbanisme.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="725" height="1024" src="https://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/01/moncef-ben-slimane-1-725x1024.jpg" alt="" class="wp-image-4396" srcset="http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/01/moncef-ben-slimane-1-725x1024.jpg 725w, http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/01/moncef-ben-slimane-1-212x300.jpg 212w, http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/01/moncef-ben-slimane-1-768x1085.jpg 768w, http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/01/moncef-ben-slimane-1-1087x1536.jpg 1087w, http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/01/moncef-ben-slimane-1-1170x1654.jpg 1170w, http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/01/moncef-ben-slimane-1-585x827.jpg 585w, http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/01/moncef-ben-slimane-1.jpg 1449w" sizes="(max-width: 725px) 100vw, 725px" /></figure>
</div><p>L’article <a href="http://archimag.tn/2026/01/08/hommage-a-moncef-ben-slimane/">Hommage à Moncef Ben Slimane</a> est apparu en premier sur <a href="http://archimag.tn">ArchiMag</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>http://archimag.tn/2026/01/08/hommage-a-moncef-ben-slimane/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>La ville expliquée, Le dictionnaire de l&#8217;urbanisme</title>
		<link>http://archimag.tn/2024/05/02/la-ville-expliquee-le-dictionnaire-de-lurbanisme/</link>
					<comments>http://archimag.tn/2024/05/02/la-ville-expliquee-le-dictionnaire-de-lurbanisme/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Archi Mag]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 02 May 2024 19:01:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Alger]]></category>
		<category><![CDATA[Algérie]]></category>
		<category><![CDATA[ArchiMag]]></category>
		<category><![CDATA[Architecture]]></category>
		<category><![CDATA[La ville expliquée]]></category>
		<category><![CDATA[magazine]]></category>
		<category><![CDATA[Magazine d&#039;architecture en ligne]]></category>
		<category><![CDATA[Maghreb]]></category>
		<category><![CDATA[revue]]></category>
		<category><![CDATA[Tewfik Guerroudj]]></category>
		<category><![CDATA[urbanisme]]></category>
		<category><![CDATA[urbaniste]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://archimag.tn/?p=3429</guid>

					<description><![CDATA[<p>C&#8217;est le dernier ouvrage de Tewfik Guerroudj, édité en Algérie par Alternatives Urbainesn et&#8230;</p>
<p>L’article <a href="http://archimag.tn/2024/05/02/la-ville-expliquee-le-dictionnaire-de-lurbanisme/">La ville expliquée, Le dictionnaire de l&rsquo;urbanisme</a> est apparu en premier sur <a href="http://archimag.tn">ArchiMag</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est le dernier ouvrage de Tewfik Guerroudj, édité en Algérie par Alternatives Urbainesn et sorti au grand public à l&rsquo;occasion du Batimatec 2024.</p>



<p class="wp-block-paragraph">“La ville expliquée” n’est pas qu’un simple dictionnaire. C’est aussi une encyclopédie illustrée qui vous offre une vue synthétique et globale de l’urbanisme à travers 1160 termes techniques définis et développés. Que vous soyez élu, administrateur, urbaniste, sociologue, architecte, étudiant, etc. ou simple citoyen, vous trouverez dans cet ouvrage des informations utiles et pertinentes pour comprendre la ville, ses enjeux, ses acteurs, ses formes, ses fonctions ses règlements.<br>Pour ceux qui ne le connaissent pas encore, Tewfik Guerroudj architecte urbaniste diplômé de l’EPAU a fait ses études à l’ENABA. Il a exercé pendant plus de 50 ans en Algérie et en France, dans le secteur public et privé. Il a été directeur de l’agence d’urbanisme d’Alger, directeur de l’urbanisme et de l’architecture au Ministère de l’Habitat, formateur et auteur de plusieurs ouvrages. Il met à votre disposition son expérience et sa vision dans ce livre qui est le fruit d’un travail colossal et rigoureux. “La ville expliquée” est un ouvrage indispensable pour tous ceux qui s’intéressent à la ville, à son histoire, à son évolution, à sa diversité et à sa complexité. C’est un livre qui vous fera voyager, réfléchir, rêver et agir pour la ville de demain.<br>Cet ouvrage est en précommande, nous l’imprimerons dans les prochaines semaines. Comme le tirage est très limité, nous vous invitons à vous inscrire dans la liste en remplissant le formulaire ci-joint : Un ouvrage inédit de 420 pages, cousus, collés, emboités.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="724" height="1024" src="https://archimag.tn/wp-content/uploads/2024/05/la-ville-expliquee-724x1024.jpg" alt="" class="wp-image-3430" srcset="http://archimag.tn/wp-content/uploads/2024/05/la-ville-expliquee-724x1024.jpg 724w, http://archimag.tn/wp-content/uploads/2024/05/la-ville-expliquee-212x300.jpg 212w, http://archimag.tn/wp-content/uploads/2024/05/la-ville-expliquee-768x1086.jpg 768w, http://archimag.tn/wp-content/uploads/2024/05/la-ville-expliquee-1086x1536.jpg 1086w, http://archimag.tn/wp-content/uploads/2024/05/la-ville-expliquee-1170x1655.jpg 1170w, http://archimag.tn/wp-content/uploads/2024/05/la-ville-expliquee-585x827.jpg 585w, http://archimag.tn/wp-content/uploads/2024/05/la-ville-expliquee.jpg 1414w" sizes="(max-width: 724px) 100vw, 724px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Tewfik Guerroudj, urbaniste algérien, a déjà publié d&rsquo;autres publications, dont :<br>Recueil thématique des lois et règlements d&rsquo;urbanisme, CNL-Les Alternatives Urbaines Alger 2017<br>Pourquoi faire de l&rsquo;urbanisme ? ed. confluences, Bordeaux 2011<br>Petit vocabulaire de l&rsquo;urbanisme, ed. confluences, Bordeaux 2010</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="372" height="372" src="https://archimag.tn/wp-content/uploads/2024/05/tewfik-guerroudj.jpg" alt="" class="wp-image-3431" srcset="http://archimag.tn/wp-content/uploads/2024/05/tewfik-guerroudj.jpg 372w, http://archimag.tn/wp-content/uploads/2024/05/tewfik-guerroudj-300x300.jpg 300w, http://archimag.tn/wp-content/uploads/2024/05/tewfik-guerroudj-150x150.jpg 150w" sizes="(max-width: 372px) 100vw, 372px" /></figure>
</div><p>L’article <a href="http://archimag.tn/2024/05/02/la-ville-expliquee-le-dictionnaire-de-lurbanisme/">La ville expliquée, Le dictionnaire de l&rsquo;urbanisme</a> est apparu en premier sur <a href="http://archimag.tn">ArchiMag</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>http://archimag.tn/2024/05/02/la-ville-expliquee-le-dictionnaire-de-lurbanisme/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>lnégalités complexes face à un avenir incertain : Quelle résilience ?</title>
		<link>http://archimag.tn/2022/05/27/lnegalites-complexes-face-a-un-avenir-incertain-quelle-resilience/</link>
					<comments>http://archimag.tn/2022/05/27/lnegalites-complexes-face-a-un-avenir-incertain-quelle-resilience/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Archi Mag]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 26 May 2022 23:13:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Abdesselem Mahmoud]]></category>
		<category><![CDATA[aménagement]]></category>
		<category><![CDATA[ArchiMag]]></category>
		<category><![CDATA[Architecture]]></category>
		<category><![CDATA[en ligne]]></category>
		<category><![CDATA[lnégalités complexes face à un avenir incertain]]></category>
		<category><![CDATA[magazine]]></category>
		<category><![CDATA[Maghreb]]></category>
		<category><![CDATA[ouvrage]]></category>
		<category><![CDATA[revue]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[urbanisme]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://archimag.tn/?p=2696</guid>

					<description><![CDATA[<p>Ce livre, à paraître chez l&#8217;Harmattan, porte sur des questions actuelles brûlantes, dans un&#8230;</p>
<p>L’article <a href="http://archimag.tn/2022/05/27/lnegalites-complexes-face-a-un-avenir-incertain-quelle-resilience/">lnégalités complexes face à un avenir incertain : Quelle résilience ?</a> est apparu en premier sur <a href="http://archimag.tn">ArchiMag</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Ce livre, à paraître chez l&rsquo;Harmattan, porte sur des questions actuelles brûlantes, dans un monde complexe. Les inégalités et les injustices sociales sont, de plus en plus, préoccupantes du moment qu&rsquo;elles s&rsquo;intensifient tellement que les larges franges d&rsquo;individus et de groupes les ressentent avec émotions.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="640" height="1024" src="http://archimag.tn/wp-content/uploads/2022/05/abdesselem-mahmoud-1-640x1024.jpg" alt="" class="wp-image-2697" srcset="http://archimag.tn/wp-content/uploads/2022/05/abdesselem-mahmoud-1-640x1024.jpg 640w, http://archimag.tn/wp-content/uploads/2022/05/abdesselem-mahmoud-1-188x300.jpg 188w, http://archimag.tn/wp-content/uploads/2022/05/abdesselem-mahmoud-1-768x1229.jpg 768w, http://archimag.tn/wp-content/uploads/2022/05/abdesselem-mahmoud-1-585x936.jpg 585w, http://archimag.tn/wp-content/uploads/2022/05/abdesselem-mahmoud-1.jpg 900w" sizes="(max-width: 640px) 100vw, 640px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">En effet, les passions tristes se généralisent à tel point que le devenir et l&rsquo;à-venir deviennent de plus en plus incertains dans un monde plein de risques de toutes sortes. En plus, les rapports au temps et à l&rsquo;espace changent sous l&rsquo;effet de la mondialisation rampante, de l&rsquo;algorithme, de l&rsquo;intelligence artificielle, des bots. Des zoonoses sévissent dans notre environnement. Ils sont source de pandémies inquiétantes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une résilience serait-elle possible grâce à de nouvelles solidarités fondées sur une nouvelle économie morale ?</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="632" height="1024" src="http://archimag.tn/wp-content/uploads/2022/05/abdesselem-mahmoud-3-632x1024.jpg" alt="" class="wp-image-2698" srcset="http://archimag.tn/wp-content/uploads/2022/05/abdesselem-mahmoud-3-632x1024.jpg 632w, http://archimag.tn/wp-content/uploads/2022/05/abdesselem-mahmoud-3-185x300.jpg 185w, http://archimag.tn/wp-content/uploads/2022/05/abdesselem-mahmoud-3-768x1244.jpg 768w, http://archimag.tn/wp-content/uploads/2022/05/abdesselem-mahmoud-3-585x948.jpg 585w, http://archimag.tn/wp-content/uploads/2022/05/abdesselem-mahmoud-3.jpg 900w" sizes="(max-width: 632px) 100vw, 632px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Voici le préface du livre par Roger SUE, professeur émérite à l&rsquo;Université de Paris</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un même monde<br>« Là où croît le péril croît aussi ce qui sauve »<br>Friedrich Hölderlin, poète allemand (1770-1843)</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il faut la très large culture en sciences économiques et sociales d&rsquo;Abdesselem Mahmoud sans parler d&rsquo;urbanisme, de géographie et d&rsquo;environnement, pour prendre à bras le corps les grandes questions soulevées par un monde en mutation. Tout cela en neuf chapitres denses, documentés, référencés mais aussi didactiques. Qu&rsquo;il s&rsquo;agisse de sociologie, de psychologie<br>ou d&rsquo;économie, l&rsquo;auteur n&rsquo;hésite pas à resituer les questions contemporaines en partant des assises théoriques diverses qui en font l&rsquo;histoire. De ce point de vue, chaque chapitre peut être lu indépendamment des autres et l&rsquo;on peut commencer selon ses préférences. Pour autant, un fil conducteur, explicité dans le titre du livre et celui des chapitres, traverse le livre autour de la notion d&rsquo;inégalité (complexe), mais aussi, en forme de contrepoint, celle de résilience.<br>On connaît le paradoxe : jamais la culture de l&rsquo;égalité n&rsquo;a été si répandue, attendue, affichée. Jamais les inégalités n&rsquo;ont semblé aussi fortes, que ce soit à l&rsquo;intérieur des pays ou dans les rapports Nord-Sud. Ceci explique en partie cela, car le ressenti émotionnel compte autant que la réalité objective qui le suscite.<br>Le décalage entre l&rsquo;individualisation, les subjectivités montantes de plus en plus affirmées et les réalités objectives ne cesse de croître. Et sans doute, pour ce même motif, peut-on redouter de terribles déflagrations à venir mais aussi de nouveaux élans et forces de solidarité, dans et hors des frontières. Là est la possible résilience à laquelle veut croire notre auteur. Si nous sommes entre deux mondes possibles, à la croisée des chemins, alors les responsabilités politiques deviennent plus que jamais déterminantes.<br>D&rsquo;autant plus qu&rsquo;il y a urgence. La montée des périls s&rsquo;accélère. Le chapitre consacré à la pandémie du Covid-19 en est sans doute la meilleure illustration. Cet OVNI (Objet Viral Non Identifié) comme le nomme l&rsquo;auteur est en effet un révélateur et un accélérateur. D&rsquo;un côté, il renvoie à la crise environnementale et climatique qui a multiplié les zoonoses à caractère pandémique au cours des dernières décennies, de l&rsquo;autre, il visibilise les inégalités les plus inacceptables lorsqu&rsquo;il s&rsquo;agit de la vie humaine, de la santé, des infrastructures médicales et hospitalières. Pourtant, selon la citation classique du poète allemand Friedrich Hölderlin : « Là où croît le péril croît aussi ce qui sauve » qui aurait pu servir d&rsquo;épigraphe au livre d&rsquo;Abdesselem Mahmoud, la pandémie a dans le même temps joué un rôle positif. La prise de conscience que nous habitons le même monde fini dans lequel le virus se moque des frontières et plus encore des murs qui se dressent çà et là. La nécessaire priorité qu&rsquo;il faut donner aux « Biens premiers » contre la marchandisation du vivant et la soumission aux exigences du capitalisme patrimonial et financier. Mais aussi les élans de solidarité qui se sont manifestés et que l&rsquo;on n&rsquo;attendait<br>pas, même s&rsquo;il semble que la reprise se fasse sur le modèle du retour au business as usual. »<br>C&rsquo;est un nouveau principe de solidarité que l&rsquo;auteur appelle de ses vœux. Il le voit à l&rsquo;œuvre dans bien des pays, en Tunisie, terre patrie d&rsquo;Abdesselem Mahmoud, comme ailleurs. On en perçoit l&rsquo;incandescence dans nombre de mouvements sociaux et dans l&rsquo;influence croissante des ONG. La révolte, parfois la révolution, la contestation sans aucun doute existent, mais<br>dessinent-elles un nouveau monde ? Comment passer de la contestation aux recommandations surtout quand elles se veulent à portée universelle ? Si l&rsquo;auteur nous invite à y réfléchir, il ne trace pas un chemin prédéterminé à l&rsquo;avance.<br>L&rsquo;avenir n&rsquo;est écrit nulle part et une étincelle peut provoquer le feu ou la lumière. Probablement les deux, tant les attentes se sont aiguisées.<br>Penser un même monde. Au travers des rapprochements Nord-Sud dont l&rsquo;auteur nous donne deux exemples sociologiquement fondamentaux. Le premier concerne la perception des temps sociaux. Contrairement aux idées reçues, les sociétés du Sud, notamment celles d&rsquo;Afrique, sont moins tournées vers le passé et le temps circulaire. L&rsquo;auteur montre bien comment l&rsquo;urbanisation relativise les rythmes de la nature comme les saisons. Si la tradition demeure, elle n&rsquo;est plus figée et s&rsquo;ouvre sur l&rsquo;à-venir, tout particulièrement dans les jeunes générations. La projection dans l&rsquo;avenir n&rsquo;est plus l&rsquo;apanage des sociétés occidentales. D&rsquo;autant que ces dernières ne savent plus éclairer leur propre avenir et qu&rsquo;elles se trouvent dans l&rsquo;impasse.<br>Le présent devient l&rsquo;omniprésent. Si les cadres et les rythmes temporels se rapprochent, les incompréhensions se réduisent, les visions se rapprochent, l&rsquo;avenir commun devient possible.<br>Autre exemple : l&rsquo;individualisation perce aussi dans les sociétés du Sud, relativisant l&#8217;emprise communautaire et la pesanteur de la tradition. Inversement, l&rsquo;enfermement individualiste des autres sociétés dites « avancées » conduit à de nouvelles formes de communautés plus ouvertes, notamment avec l&rsquo;essor des associations formelles et informelles. Finalement, la question de la nature du lien social qui peut favoriser la solidarité se pose bien à l&rsquo;échelle mondiale. Sans aucun doute, la personnalité d&rsquo;Abdesselem Mahmoud à la fois ancrée dans sa Tunisie natale, contributeur éminent de son développement culturel et universitaire, mais aussi pétri de la lecture des meilleurs auteurs occidentaux, est-elle l&rsquo;illustration de ce même monde dont il a su, avec talent dans ce livre, cerner les contours qui déterminent notre commune destinée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Abdesselem MAHMOUD est Professeur des Universités en Sociologie Urbaine et Développement Durable, à Tunis. Il a enseigné dans des universités étrangères, comme coopérant visiteur, Auteur et coéditeur de livres et de nombreux articles publiés dans des revues scientifiques nationales et internationales en arabe, français et anglais. Il est Expert Consultant en urbanisme et aménagement.</p>
<p>L’article <a href="http://archimag.tn/2022/05/27/lnegalites-complexes-face-a-un-avenir-incertain-quelle-resilience/">lnégalités complexes face à un avenir incertain : Quelle résilience ?</a> est apparu en premier sur <a href="http://archimag.tn">ArchiMag</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>http://archimag.tn/2022/05/27/lnegalites-complexes-face-a-un-avenir-incertain-quelle-resilience/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Réconcilier Sfax avec son littoral</title>
		<link>http://archimag.tn/2022/05/21/reconcilier-sfax-avec-son-littoral/</link>
					<comments>http://archimag.tn/2022/05/21/reconcilier-sfax-avec-son-littoral/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Archi Mag]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 21 May 2022 15:29:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[ArchiMag]]></category>
		<category><![CDATA[Architecture]]></category>
		<category><![CDATA[enau]]></category>
		<category><![CDATA[littoral]]></category>
		<category><![CDATA[magazine]]></category>
		<category><![CDATA[Magazine d&#039;architecture en ligne]]></category>
		<category><![CDATA[Maghreb]]></category>
		<category><![CDATA[revue]]></category>
		<category><![CDATA[Sfax]]></category>
		<category><![CDATA[Taparura]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Université Catholique de Louvain]]></category>
		<category><![CDATA[urbanisme]]></category>
		<category><![CDATA[Wallonie Bruxelles]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://archimag.tn/?p=2642</guid>

					<description><![CDATA[<p>« Réconcilier Sfax avec son littoral » a été le sujet de la 4ème&#8230;</p>
<p>L’article <a href="http://archimag.tn/2022/05/21/reconcilier-sfax-avec-son-littoral/">Réconcilier Sfax avec son littoral</a> est apparu en premier sur <a href="http://archimag.tn">ArchiMag</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">« Réconcilier Sfax avec son littoral » a été le sujet de la 4ème Université internationale de printemps en urbanisme 2022, organisés à Sfax du 8 au 15 Mai 2022</p>



<p class="wp-block-paragraph">Voici la plaquette qui a été suivie durant ces journées :</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Cadre du projet:</strong><br>Dans le cadre de la programmation de « Tunisie en Mouvements » soutenue par Wallonie-Bruxelles International, l’Ecole Nationale d’Architecture et d’Urbanisme (ENAU) organise en partenariat avec la municipalité de Sfax, une université de printemps internationale. Cette manifestation impliquera aussi l’Université Catholique de Louvain (UCL) en Belgique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Université de Printemps de Sfax 2022 permettra de réunir des étudiants, des professionnels, des chercheurs et de enseignants universitaires de haut niveau de différents pays (Belgique, Tunisie) et porteurs de différentes approches disciplinaires (architectes, urbanistes, paysagistes, géographes, ingénieurs, environnementalistes).</p>



<p class="wp-block-paragraph">La collaboration avec l’université belge est à sa quatrième année. Cette année, la quatrième session du Workshop aura lieu du 8 au 15 mai 2022. Elle est lancée autour du thème « Réconcilier Sfax avec son littoral ». Sfax est une ville portuaire aux portes du sud tunisien, à l’entrée du Golf de Gabes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Deuxième ville du pays avec 350.000 habitants et centre industriel et commercial de la Tunisie, elle est une ville très dynamique, bénéficiant d’un patrimoine urbain et historique important. La ville de Sfax, souffre de plusieurs coupures et n’est jamais parvenue à s’ouvrir sur son littoral.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="810" height="540" src="http://archimag.tn/wp-content/uploads/2022/05/universite-internationale-printemps-sfax-2.jpg" alt="" class="wp-image-2644" srcset="http://archimag.tn/wp-content/uploads/2022/05/universite-internationale-printemps-sfax-2.jpg 810w, http://archimag.tn/wp-content/uploads/2022/05/universite-internationale-printemps-sfax-2-300x200.jpg 300w, http://archimag.tn/wp-content/uploads/2022/05/universite-internationale-printemps-sfax-2-768x512.jpg 768w, http://archimag.tn/wp-content/uploads/2022/05/universite-internationale-printemps-sfax-2-585x390.jpg 585w, http://archimag.tn/wp-content/uploads/2022/05/universite-internationale-printemps-sfax-2-263x175.jpg 263w" sizes="(max-width: 810px) 100vw, 810px" /></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Ces coupures sont de nature morphologique, elles sont aussi dues aux infrastructures, en particulier au chemin de fer. Le projet de Taparura se situe entre le littoral et l’emprise du chemin de fer qui le sépare de la ville coloniale. Les autorités locales envisagent de déplacer la gare qui se trouve en prolongement de l’axe fédérateur de la ville coloniale à environ 400 m vers le Nord afin de connecter la ville avec le projet de Taparura et au-delà avec le littoral.</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="720" height="960" src="http://archimag.tn/wp-content/uploads/2022/05/universite-internationale-printemps-sfax-1.jpg" alt="" class="wp-image-2645" srcset="http://archimag.tn/wp-content/uploads/2022/05/universite-internationale-printemps-sfax-1.jpg 720w, http://archimag.tn/wp-content/uploads/2022/05/universite-internationale-printemps-sfax-1-225x300.jpg 225w, http://archimag.tn/wp-content/uploads/2022/05/universite-internationale-printemps-sfax-1-585x780.jpg 585w" sizes="(max-width: 720px) 100vw, 720px" /></figure></div>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Objectifs :</strong><br>-Permettre aux étudiants de se confronter à un contexte inédit pour répondre en équipe à la demande d’une collectivité en prenant connaissance, en analysant et en comprenant les enjeux par des visites de terrains, des analyses de données, des rencontres des acteurs, la prise de connaissance des attentes et réactions des citoyens. Il s’agira, in fine, de proposer et communiquer une vision et un processus d’évolution du périmètre proposé par la collectivité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">-Etablir un diagnostic du site et un projet à moyen et long terme ouvrant sur une réflexion sur la dynamique urbaine des quartiers voisins en travail d’équipe (groupes interuniversitaires et interdisciplinaires de 5 étudiants) avec l’appui des enseignants accompagnants.</p>



<p class="wp-block-paragraph">-Produire 3 panneaux (diagnostic, projet moyen terme et projet long terme) à soumettre au jury par les groupes dont les propositions seront auditionnées et évaluées le samedi 28 mars en matinée.</p>
<p>L’article <a href="http://archimag.tn/2022/05/21/reconcilier-sfax-avec-son-littoral/">Réconcilier Sfax avec son littoral</a> est apparu en premier sur <a href="http://archimag.tn">ArchiMag</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>http://archimag.tn/2022/05/21/reconcilier-sfax-avec-son-littoral/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
