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	<title>Archives des Essais et réflexions - ArchiMag</title>
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		<title>La Politique, Ennemie de la Ville</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Archi Mag]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 27 Aug 2026 16:09:32 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Par Hédi Sfayhi, architecte …Un 28 novembre 2012L&#8217;euphorie du 14 janvier 2011, m&#8217;avait inspiré&#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><em>Par<strong> Hédi Sfayhi</strong>, architecte</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>…Un 28 novembre 2012<br>L&rsquo;euphorie du 14 janvier 2011, m&rsquo;avait inspiré une série d&rsquo;articles liés à notre métier.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Tous les architectes s&rsquo;accordent à constater, la mort dans l&rsquo;âme, le gouffre qui les sépare de la société. Pourtant le peuple tunisien est un peuple bâtisseur par excellence, le patrimoine légué par les civilisations qui ont marqué des millénaires, demeure vivant auprès de notre conscience collective à différents niveaux d&rsquo;appréciation, qui varient d&rsquo;un individu à un autre, suivant son niveau de culture. Il n&rsquo;y a pas unanimité, surtout auprès des spécialistes… historiens, archéologues, narrateurs des lieux de culte, n&rsquo;ont jamais réussi à forger une image de synthèse de notre identité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Étudiant en sciences humaines, il y a une quarantaine d&rsquo;années, architecte en fin de course, citoyen tunisien en fin de compte, j&rsquo;ai la modeste impression que les aiguilles de la montre, se sont arrêtées depuis une bonne cinquantaine d&rsquo;années.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le pouvoir public nationaliste, fraîchement installé, a géré la question urbaine avec une euphorie forcément ignorante; les hésitations à propos du modèle de développement, que nous avons vécu dans les années 60 et 70, aidant, a généré une négligence cruelle de la dimension culturelle et civilisationnelle du développement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le débat sur la question urbaine, n&rsquo;a pas franchî la muraille de l&rsquo;université en pleine ébullition dans les années 70. Les idées porteuses ont été tuées dans l&rsquo;oeuf, par la répression féroce des courants socialisants de l&rsquo;époque. La tendance islamiste des années 80, également réprimée, à été très loin de poser la question.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La domination de la politique politicienne durant plus d&rsquo;un demi siècle, a géré la question urbaine sous un angle excessivement socialisant pour l&rsquo;habitat, et sous un angle de satisfaction de besoins pressants, en matière de bâtiments publics. Les organes publics créés d&rsquo;une manière disparate, continuent jusqu&rsquo;a ce jour à gérer l&rsquo;espace urbain avec une ignorance désolante.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le ministère chargé de l&rsquo;aménagement urbain et de l&rsquo;habitat, n&rsquo;a jamais réussi à assurer la cohérence de l&rsquo;urbain, souvent victime de conflits d&rsquo;influence de responsables au service, encore une fois de la politique politicienne, transformée sous le dernier règne en date, à servir les vils intérêts d&rsquo;une poignée de corrompus du régime.</p>
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		<title>L&#8217;œuvre autant monumentale qu&#8217;inquiétante de Fernand Pouillon en Algérie</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Archi Mag]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 24 Jul 2026 11:45:07 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Par : Nacym Baghli Depuis le temps que je pensais à écrire ce texte…&#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><em>Par : <strong>Nacym Baghli</strong></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis le temps que je pensais à écrire ce texte… 2012, précisément.<br>À l&rsquo;approche du 40ᵉ anniversaire de sa disparition, je m&rsquo;y résous enfin.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Préambule</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Ni procès, ni hagiographie. Une fascination assumée. Et une énigme qui ne me lâche pas depuis des années…</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="580" src="https://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/07/pouillon-baghli-1.jpg" alt="" class="wp-image-6187" srcset="http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/07/pouillon-baghli-1.jpg 1024w, http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/07/pouillon-baghli-1-300x170.jpg 300w, http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/07/pouillon-baghli-1-768x435.jpg 768w, http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/07/pouillon-baghli-1-585x331.jpg 585w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Fernand Pouillon et le réalisateur Raoul Sangla, 1969</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Comment un seul architecte a-t-il pu, en trente ans, imprimer sa main sur des morceaux entiers du territoire algérien ? Des hauteurs d’Alger aux oasis du Touat. Au point qu’on reconnaisse encore aujourd’hui un mur, une cour, un escalier… à sa seule facture.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La question ne porte pas sur les circonstances. D’autres s’en sont chargés. Elle porte sur le métier. Sur ce qu’était, pour Pouillon, être architecte. Et sur ce que cette conception, admirable et redoutable, a laissé dans la pierre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quarante ans après sa mort, l’énigme n’a rien perdu de sa charge. Elle a même gagné en urgence… à mesure que cette œuvre se dégrade, se vide, se « réhabilite ». Qui la tient encore debout ? Avec quel savoir ? La question a cessé d’être théorique.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>I. Deux actes, séparés par la prison</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Premier acte, 1953-1959.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Jacques Chevallier le nomme architecte en chef d’Alger. La commande donne le vertige : loger, vite, une population entassée dans les bidonvilles des hauteurs.<br>Pouillon livre trois cités en cinq ans. Diar es-Saâda. Diar el-Mahçoul. Climat de France. Des délais que personne ne croyait tenables. Et il ne se contente pas d’exécuter le programme… il en fait une architecture. Avec une ambition de composition que ce type de bâti n’avait jamais connue.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Interlude français, 1961-1964.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Effondrement du Comptoir national du logement. Affaire du Point-du-Jour. Radiation. Prison. Évasion. Reddition. En cellule, Pouillon écrit Les Pierres sauvages… journal imaginaire du bâtisseur du Thoronet. Arrêtons-nous sur ce livre. Ce n’est pas un intermède. Un architecte qui s’invente une généalogie cistercienne au moment précis où le métier le rejette ne fait pas de la littérature… il se refonde. Les Mémoires d’un architecte (1968) achèveront le travail. Pouillon a façonné, en grande partie, l’image sous laquelle nous le lisons encore. L’architecte monumental est aussi son propre monumentalisateur. Première chose dont la critique doit se défier : les formules les plus citées à son sujet sont presque toutes de lui.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" width="734" height="1024" src="https://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/07/pouillon-baghli-2-734x1024.jpg" alt="" class="wp-image-6188" srcset="http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/07/pouillon-baghli-2-734x1024.jpg 734w, http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/07/pouillon-baghli-2-215x300.jpg 215w, http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/07/pouillon-baghli-2-768x1072.jpg 768w, http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/07/pouillon-baghli-2-585x816.jpg 585w, http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/07/pouillon-baghli-2.jpg 1075w" sizes="(max-width: 734px) 100vw, 734px" /><figcaption class="wp-element-caption">Résidence Salmson du Point-du-Jour, Boulogne-Billancourt, 1966</figcaption></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Second acte, 1966-1984. Libéré, banni du métier en France, Pouillon s’installe en Algérie indépendante. Il y trouve, une seconde fois, ce que nul autre pays ne lui aurait offert : la commande à sa mesure. Sidi Fredj, Zéralda, Moretti, Tipaza sur le littoral. Le Gourara à Timimoun, le M’Zab à Ghardaïa dans le Sud. Bab Ezzouar, Bordj El Bahri, Boufarik. Et l’extension de l’Hôtel El-Djazaïr, l’ancien Saint-George, livrée en 1982. L’objet change… la méthode, jamais.<br>Vitesse. Maîtrise de toute la chaîne.<br>Écriture urbaine tenue.</p>



<p class="wp-block-paragraph">19-4 ? La commande se referme. Pouillon quitte Alger. Il laisse derrière lui un fonds d’archives considérable… plans, calques, correspondance… que les chercheurs, Pierre Frey au premier chef, ne commenceront à exhumer qu’à la fin des années 2010. Trente ans plus tard. Il meurt au Château de Belcastel le 24 juillet 1986.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>II. Trois œuvres-matrices</strong></p>



<ol class="wp-block-list">
<li><strong>Climat de France, ou l&rsquo;antre de la carcasse</strong></li>
</ol>



<p class="wp-block-paragraph">Vingt-cinq hectares sur les hauteurs de Bab el-Oued. Quatre mille cinq cents logements. Près de trois mille dans le seul bâtiment-matrice. Dimensionné pour trente mille habitants… il en abrite le double.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au centre, l’esplanade portiquée. Deux cent trente-trois mètres sur trente-huit. Les dimensions exactes du Palais-Royal. Ce n’est pas une coquetterie d’érudit. C’est une déclaration. Pouillon voulait une architecture « sans mépris ». Il revendiquait d’avoir « installé des hommes dans un monument »… et affirmait que ces hommes, « les plus pauvres de l’Algérie pauvre », l’avaient compris. Sur ce point, il avait raison. Ce sont eux qui baptisèrent la place… les « deux cents colonnes ». Ils ont nommé son œuvre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et c’est ici, précisément, que ma fascination se retourne. Car ce que Pouillon donne, il le donne entier. Fermé. Achevé. La cour est minérale, plate, dessinée pour être vue avant d’être vécue. Elle ne prévoit pas l’écart. Aucun jeu. Aucune réserve. Aucun endroit où l’imprévu pourrait advenir. Une composition qui a tout résolu n’a rien laissé à faire… Trente ans plus tard, Bofill reprendra le procédé dans les villes nouvelles franciliennes. Même mot d’ordre : un « Versailles » pour le peuple. On sait ce qu’il en advint.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="1024" height="709" src="https://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/07/pouillon-baghli-3-1024x709.jpg" alt="" class="wp-image-6189" srcset="http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/07/pouillon-baghli-3-1024x709.jpg 1024w, http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/07/pouillon-baghli-3-300x208.jpg 300w, http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/07/pouillon-baghli-3-768x532.jpg 768w, http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/07/pouillon-baghli-3-1170x810.jpg 1170w, http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/07/pouillon-baghli-3-585x405.jpg 585w, http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/07/pouillon-baghli-3.jpg 1200w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Climat de France, 1957</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Ce qui s’est passé ensuite devait se passer.<br>La vie est entrée par effraction dans ce qui ne l’attendait pas. Paraboles greffées sur la pierre de taille. Constructions accumulées sur les toits. La place devenue parking, terrain de jeu, arène… Cette formule est une critique d’architecture à elle seule. Meilleure que la plupart des nôtres.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce qui reste, je le nomme : l’antre de la carcasse. Le monument a été mangé de l’intérieur… dévoré par ceux-là mêmes qu’il prétendait grandir. Il n’en subsiste que l’ossature. Les colonnes. Les murs porteurs. La géométrie qui tient encore. Des hommes vivent dans le squelette de l’intention de Pouillon.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et là, je le confesse… ma fascination est la plus totale et la plus trouble. Car cette carcasse tient. Depuis soixante-dix ans. Sans entretien. Sous une charge double de celle prévue. Elle tient parce qu’un homme, un jour, a mis dans du logement social des murs de pierre et des proportions d’ordonnance. Aucune architecture bavarde n’aurait survécu à ce traitement. Celle-ci survit… vaincue, détournée, méconnaissable. Debout.</p>



<ol start="2" class="wp-block-list">
<li><strong>Diar el-Mahçoul : ce qu&rsquo;un plan enregistre</strong></li>
</ol>



<p class="wp-block-paragraph">Les hauteurs du Clos-Salembier… aujourd’hui El-Madania… dominant la baie. Mille trois cent quatre-vingt-douze logements. Une centaine de commerces. Trente-sept immeubles. Volumes calés sur les courbes de niveau, escaliers monumentaux, jardins en terrasses, pierre calcaire partout. L’intelligence du site est intacte. Elle demeure une leçon.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais il faut regarder le plan.<br>Un boulevard coupe la cité en deux. D’un côté, la cité confort normal, ouverte sur la mer. De l’autre, la cité simple confort. Deux populations. Ni les mêmes logements, ni la même vue. C’était la donnée de la commande… Pouillon ne l’a pas inventée.<br>Mais il l’a dessinée. Il l’a rendue solide, durable, belle.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/07/pouillon-baghli-4-1024x768.jpg" alt="" class="wp-image-6190" srcset="http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/07/pouillon-baghli-4-1024x768.jpg 1024w, http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/07/pouillon-baghli-4-300x225.jpg 300w, http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/07/pouillon-baghli-4-768x576.jpg 768w, http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/07/pouillon-baghli-4-1170x878.jpg 1170w, http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/07/pouillon-baghli-4-585x439.jpg 585w, http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/07/pouillon-baghli-4.jpg 1474w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Diar el Mahçoul, La Porte de la Mer, Alger</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Point que la critique d’architecture ne peut pas contourner : un plan enregistre. Il donne à ce qu’on lui confie la forme la plus durable qui soit… la forme construite. L’architecte n’a pas choisi la partition ? Soit. Il en devient le scribe. Son trait la fixe pour un siècle. Aucun talent ne rachète cela. Et Diar el-Mahçoul est d’autant plus troublant qu’il est admirable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;histoire s&rsquo;est chargée du reste. C&rsquo;est au bord même de cette cité que fut érigé, en 1982, le Maqam Echahid. Quatre-vingt-douze mètres à la verticale… au-dessus d&rsquo;une composition entièrement horizontale. Le vertical a répondu à l&rsquo;horizontal, deux siècles plus tard. Personne ne l&rsquo;avait dessiné.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="770" src="http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/07/pouillon-baghli-5-1024x770.jpg" alt="" class="wp-image-6186" srcset="http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/07/pouillon-baghli-5-1024x770.jpg 1024w, http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/07/pouillon-baghli-5-300x226.jpg 300w, http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/07/pouillon-baghli-5-768x578.jpg 768w, http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/07/pouillon-baghli-5-1170x880.jpg 1170w, http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/07/pouillon-baghli-5-585x440.jpg 585w, http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/07/pouillon-baghli-5.jpg 1500w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Diar el Mahçoul, vue sur le Balcon des Arcades, Alger</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Aujourd’hui ? Classé patrimoine culturel national depuis 2016. Et il se vide. Relogements successifs. Cent cinquante familles déplacées en 2023. Conversion annoncée en « village d’artistes ». Le geste peut se défendre… il mérite surtout d’être observé de très près. Classer un quartier, puis en évacuer les habitants pour le rendre à la culture, c’est reconduire, avec les meilleures intentions du monde, le geste initial : décider de ce qui vaut, pour ceux qui y vivent… sans eux.</p>



<ol start="3" class="wp-block-list">
<li><strong>Le Sud et le rivage : la leçon la plus durable</strong></li>
</ol>



<p class="wp-block-paragraph">Le Gourara, Timimoun, 1968-1971. Pouillon passe du grand ensemble à l’acupuncture territoriale. Volumétries en gradins. Terrasses en fer à cheval. Insertion au rebord de l’oasis, parcours d’eau internes… L’ensemble complète la colline au lieu de la nier. À Ghardaïa, le M’Zab (1970-1971) réemploie l’archétype de la citadelle perchée, en dialogue avec la morphologie du pentapole. Respectueux à bien des égards. Appropriateur à d’autres. Il faut savoir dire les deux.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="425" height="625" src="https://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/07/pouillon-baghli-6.jpg" alt="" class="wp-image-6191" srcset="http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/07/pouillon-baghli-6.jpg 425w, http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/07/pouillon-baghli-6-204x300.jpg 204w" sizes="(max-width: 425px) 100vw, 425px" /><figcaption class="wp-element-caption">Piscine de l&rsquo;Hôtel El Riadh, Sidi Fredj</figcaption></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Sur le littoral, Sidi Fredj. Hôtels, marina, théâtre de plein air… une métaphore balnéaire de l’urbanité méditerranéenne. El Marsa : bloc compact face à la mer, façade blanche géométrique, terrasses en avancée. Un ouvrage d’une puissance que la patine du temps et le vent marin avaient magnifiée.<br>Avaient.<br>Car voici le fait qu’il faut regarder en face. Il vaut, pour nous, tous les commentaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’hôtel El Marsa n’a pas été démoli. Il a été vidé… au nom de sa réhabilitation. Le chantier a fait décaper au marteau-piqueur l’ensemble des revêtements. Ciment, plâtre, marbre, faïence… remplacés par du placo. Les sols de marbre arrachés. Le revêtement de la piscine, en parfait état, voué au même sort. Le coût annoncé permettait de construire trois ou quatre hôtels identiques. Un bâtiment qui avait résisté cinquante ans aux séismes et au sel… défiguré par une opération de conservation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nommons ce que cela révèle. Ce n’est pas ce qu’on croit. Personne n’a voulu détruire Pouillon. On l’a défiguré par ignorance de ce qu’il y avait à conserver. Parce que le marbre et la faïence n’étaient pas lus comme de l’architecture… mais comme du revêtement. Parce que la matière, chez Pouillon, n’est jamais un habillage : elle est la construction elle-même. Et ce savoir-là ne se transmet plus.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce n’est pas un défaut d’amour. Cette œuvre est aimée, célébrée, photographiée. C’est un défaut de culture architecturale. L’un ne remplace jamais l’autre.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>III. L&rsquo;architecte total, ou tenir toute la chaîne</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Nommons maintenant ce qui fait de Pouillon une énigme. Rien à voir avec les circonstances. Tout à voir avec sa conception du métier.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pouillon tient tout.<br>Conception. Métrés. Choix de la carrière. Préfabrication. Logistique. Corps d’état. Calendrier. Prix. Sa devise… construire plus, dans le moindre temps, au moindre coût… n’est pas un slogan de gestionnaire. C’est un programme d’architecte. Il suppose de tenir dans une seule main le tailleur de pierre, le céramiste, le sculpteur et le jardinier. Pouillon ne délègue pas la chaîne. Il est la chaîne.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="960" height="960" src="https://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/07/pouillon-baghli-7.jpg" alt="" class="wp-image-6192" srcset="http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/07/pouillon-baghli-7.jpg 960w, http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/07/pouillon-baghli-7-300x300.jpg 300w, http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/07/pouillon-baghli-7-150x150.jpg 150w, http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/07/pouillon-baghli-7-768x768.jpg 768w, http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/07/pouillon-baghli-7-585x585.jpg 585w" sizes="(max-width: 960px) 100vw, 960px" /><figcaption class="wp-element-caption">Villa des Arcades, Plan/Cartouche, 1970</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Et là, il rejoint quelque chose de très ancien… qu’il faut avoir le courage de reconnaître pour ce que c’est. Pouillon est l’un des derniers architectes au sens plein du terme. Pas le spécialiste de la conception, cantonné à l’amont, livrant une intention que d’autres exécuteront comme ils pourront… mais celui qui tient l’ouvrage de la carrière au dernier joint. Et qui répond de tout. Les Pierres sauvages ne disent rien d’autre. Le maître d’œuvre du Thoronet, seul devant la totalité de son ouvrage… est un autoportrait.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette conception explique tout. La qualité : nul n’atteint cette matérialité sans tenir la matière. La vitesse : la chaîne ne bégaie que là où elle est morcelée. La longévité de ces bâtiments, qui ont mieux vieilli que leur gestion… Elle explique aussi, très exactement, ce qu’elle a coûté.<br>Car un architecte qui tient tout ne laisse rien à tenir aux autres.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Roland Simounet</strong> est ici le contrepoint qui éclaire. Son Djenan el-Hassan (1956-1958), sur un terrain escarpé réputé inconstructible, procède d’une démarche exactement inverse. Il part d’une analyse patiente du bidonville de Mahieddine. Des usages. Des seuils. Des manières d’habiter… Et il en tire une architecture. Il n’installe pas une population dans un monument conçu pour elle sans elle. Il compose avec ce qui est déjà là. Deux doctrines s’affrontent, et elles n’ont pas la même idée de ce qu’est un architecte : celui qui donne la forme… ou celui qui la recueille.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="682" height="834" src="https://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/07/pouillon-baghli-8.jpg" alt="" class="wp-image-6193" srcset="http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/07/pouillon-baghli-8.jpg 682w, http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/07/pouillon-baghli-8-245x300.jpg 245w, http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/07/pouillon-baghli-8-585x715.jpg 585w" sizes="(max-width: 682px) 100vw, 682px" /><figcaption class="wp-element-caption">Roland Simounet, Djenan El Hassan,1960</figcaption></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">L’histoire a retenu Pouillon. Elle aurait tout autant pu retenir Simounet. La discipline, en Algérie, aurait alors disposé d’un autre répertoire… plus humble, plus processuel, plus transmissible. Aujourd’hui, Djenan el-Hassan est à terre. On peut y voir un accident. On peut aussi y voir la conséquence logique d’une hiérarchie que nous n’avons jamais interrogée : nous célébrons celui qui a tout tenu… et nous laissons disparaître celui qui avait su écouter.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>IV. Trois invariants</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La monumentalité comme compensation. Plus le logement est petit, plus l’espace collectif est vaste. Les logements de Climat de France font quarante à cinquante mètres carrés. Certains partagent un bloc sanitaire commun. La cour, elle, a les dimensions du Palais-Royal… Ce n’est pas du décorum. C’est un troc. Pouillon l’assume. Mais le troc a un revers : il déplace la dignité de l’intérieur vers l’extérieur, du privé vers le commun. Rien ne dit que ce geste correspondait à ce que ses habitants attendaient. Pouillon savait ce qu’il faisait… il ne le leur a pas demandé. C’est peut-être là, plus que partout ailleurs, que loge l’inquiétude.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="822" height="1024" src="https://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/07/pouillon-baghli-9-822x1024.jpg" alt="" class="wp-image-6194" srcset="http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/07/pouillon-baghli-9-822x1024.jpg 822w, http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/07/pouillon-baghli-9-241x300.jpg 241w, http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/07/pouillon-baghli-9-768x957.jpg 768w, http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/07/pouillon-baghli-9-585x729.jpg 585w, http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/07/pouillon-baghli-9.jpg 1080w" sizes="(max-width: 822px) 100vw, 822px" /><figcaption class="wp-element-caption">Climat de France, Vue aérienne, 1957</figcaption></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">La matière comme construction. La pierre calcaire mise en œuvre avec une rationalité quasi artisanale. Les bétons aux joints tirés. Les appareillages comme grammaire de la durée… Chez Pouillon, la matière n’est jamais un revêtement. Elle est l’ouvrage. C’est ce qui rend ces bâtiments si résistants. C’est exactement ce qu’on n’a pas compris à El Marsa.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le site comme contrainte génératrice. Topographies algéroises suivies à la lettre. Gradins sahariens. Ombre et inertie thermique comme dispositifs premiers… Les hôtels du Sud ne posent pas un objet dans le paysage : ils épaississent le relief, l’épaulent, s’y engouffrent. C’est la leçon la moins datée de toute l’œuvre. Celle dont l’architecture algérienne d’aujourd’hui, qui bétonne au mépris de son climat, aurait le plus urgent besoin.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>V. Ce que coûte l&rsquo;architecte total</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Reste à mesurer le prix. Pas celui des chantiers… celui de la discipline.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une œuvre de cette masse, plus de deux millions de mètres carrés, occupe le terrain. Elle définit ce qu’est une belle architecture. Ce qu’est un bon chantier. Ce qu’est un architecte… Elle laisse peu d’espace aux autres manières de faire. Moins encore aux jeunes praticiens qui auraient eu à s’essayer, à échouer, à trouver leur propre trait. Pendant que Pouillon bâtissait une ville de cent mille habitants… une génération d’architectes algériens n’a pas construit la sienne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce n’est pas un reproche adressé à l’homme. Il n’a jamais fait que répondre à ce qu’on lui demandait, avec une intensité que nul ne lui a disputée. C’est un constat adressé à nous-mêmes : une discipline qui repose sur un homme providentiel n’est pas une discipline. C’est une chance. Et les chances se retirent… Celle-ci s’est retirée en 1984, brutalement. Il a fallu trente ans pour rouvrir les cartons qu’elle avait laissés.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>VI. Mémoires et gardiennes d&rsquo;une œuvre — de Belcastel à l&rsquo;EPAU</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Un dernier aspect, rarement mis en regard. Cette œuvre ne nous est pas parvenue seule. Elle a été portée, inventoriée, argumentée, arrachée à l’oubli… par quelques-uns dont la persévérance a suppléé, des deux rives, l’absence d’institution. Les taire reviendrait à laisser croire que cette architecture se maintient par sa seule masse. Elle ne se maintient pas. Elle est tenue.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="619" height="833" src="https://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/07/pouillon-baghli-11.jpg" alt="" class="wp-image-6195" srcset="http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/07/pouillon-baghli-11.jpg 619w, http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/07/pouillon-baghli-11-223x300.jpg 223w, http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/07/pouillon-baghli-11-585x787.jpg 585w" sizes="(max-width: 619px) 100vw, 619px" /><figcaption class="wp-element-caption">Mémoires d&rsquo;un architecte, collection privée</figcaption></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Catherine Sayen, côté français. Elle entre dans l’agence en 1982… elle a vingt-cinq ans, lui soixante-dix, il achève l’El-Djazaïr. Elle restera jusqu’à sa mort. En 1996, elle fonde l’association Les Pierres sauvages de Belcastel, du nom du roman écrit en prison. Depuis, elle édite, expose, enquête. Témoignages des collaborateurs directs : Jean Chenivesse, l’homme des chantiers… Jean Ohlicher, directeur de la SOCOLON, l’entreprise algéroise qui bâtit Moretti, Zéralda, Sidi Fredj. Récit documenté de Diar es-Saâda. Exposition sur Pouillon éditeur et bibliophile…<br>Je l’ai rencontrée à Alger en 2017, lors d’une conférence qu’elle donnait à l’EPAU. J’en garde le souvenir d’une interlocutrice d’une rigueur exceptionnelle. Gardienne du récit pouillonien… et, chose plus rare, capable d’en discuter les contradictions sans complaisance. Sa formule dit l’essentiel : le rendez-vous a été manqué entre la France et Fernand Pouillon au XXᵉ siècle.<br>Côté algérien, l’énoncé reste à écrire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Myriam Maachi-Maïza l’a entrepris. Architecte, diplômée de l’EPAU et de Versailles, enseignante à l’EPAU. Plus de vingt ans consacrés à cette œuvre : un magister sur la composition dans le Sud-Ouest algérien, un article fondateur dans Insaniyat, une thèse sur l’architecture hôtelière… et surtout une exposition qu’elle a fait circuler à partir de 2014 depuis l’Institut français d’Alger, puis Annaba, Constantine, d’autres wilayas, avec conférences dans les écoles.<br>C’est à elle qu’on doit le chiffre désormais partout cité : plus de deux millions de mètres carrés bâtis en Algérie. Une dizaine de cités. Une quarantaine d’hôtels. Des cités universitaires, des bibliothèques, des cinémas… « J’ai construit autant que pour une ville de cent mille habitants », aimait dire Pouillon. Le chiffre rend l’énigme arithmétique. Un seul homme. Une ville entière.<br>La recherche récente la désigne comme « ultime ambassadrice de l’œuvre Pouillon en Algérie ». La formule est juste… et elle devrait nous alarmer. Qu’un patrimoine de cette ampleur repose, sur son propre sol, sur la persévérance de quelques individus… quand El Marsa a pu être défiguré sans qu’aucune compétence n’ait été consultée… en dit long sur l’état de notre culture architecturale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il faut citer aussi Pierre Frey, fondateur des Archives de la construction moderne de l’EPFL, qui a passé ses dernières années dans les archives algéroises de Pouillon. Son ultime ouvrage, Le Téméraire éclectique, paraissait chez Actes Sud à l’automne 2023… quelques jours avant sa mort. Et Bonillo, Bédarida, Sellali, Bengoa, Fabrizio… et les jeunes chercheurs algériens qui prennent aujourd’hui le relais.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Toutes ces trajectoires disent la même chose, et c’est structurel : l’œuvre n’est sauvée que par la patience documentaire de quelques-uns. Cette patience n’est ni institutionnalisée, ni transmise, ni algérianisée à la mesure du sujet. C’est peut-être l’inquiétude la plus tenace que soulève cet anniversaire. La seule, aussi, que nous puissions encore corriger.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Conclusion : une œuvre-miroir</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Regardée depuis aujourd’hui, l’œuvre algérienne de Pouillon est à la fois patrimoine et miroir.<br>Patrimoine… parce qu’elle a donné des formes durables à la dignité urbaine. Parfois au prix d’une monumentalité difficile à habiter. Parfois en dépit d’elle-même. Parfois grâce aux détournements qu’elle a subis.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Miroir… parce qu’elle nous renvoie la question que nous n’osons pas poser. Que voulons-nous, au juste, d’un architecte ? Qu’il tienne tout, et nous laisse des chefs-d’œuvre que nous ne saurons ni entretenir ni transmettre ? Ou qu’il tienne moins… mais laisse derrière lui une discipline capable de continuer sans lui ?</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="960" height="720" src="https://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/07/pouillon-baghli-12.jpg" alt="" class="wp-image-6196" srcset="http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/07/pouillon-baghli-12.jpg 960w, http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/07/pouillon-baghli-12-300x225.jpg 300w, http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/07/pouillon-baghli-12-768x576.jpg 768w, http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/07/pouillon-baghli-12-585x439.jpg 585w" sizes="(max-width: 960px) 100vw, 960px" /><figcaption class="wp-element-caption">Photo : Nacym Baghli, 2018</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Pouillon a choisi. Il a tout tenu.<br>Et la carcasse de Bab el-Oued, mangée par la vie, méconnaissable et debout, est le plus juste monument qu’il pouvait laisser. Elle dit la puissance de ce qu’il savait faire… et l’impossibilité, pour un seul homme, de tenir indéfiniment ce qu’il a levé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quarante ans après sa disparition, Pouillon nous demeure une ressource. Précisément parce qu’il nous oblige à cette question, sans complaisance.<br>La réponse ne viendra pas d’un architecte seul.<br>C’est probablement là, et nulle part ailleurs, que se situe le véritable enseignement de ce quarantième anniversaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Nacym Baghli<br></strong><em>13.07.2026</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Repères bibliographiques<br></strong><em>Écrits de Fernand Pouillon</em></p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Les Pierres sauvages, Paris, Seuil, 1964 (Prix des Deux Magots 1965).</li>



<li>Mémoires d&rsquo;un architecte, Paris, Seuil, 1968.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Monographies et travaux de référence</em></p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Bernard Félix Dubor, Fernand Pouillon, Milan, Electa Moniteur, 1986 (avant-propos de Bernard Huet).</li>



<li>Jean-Lucien Bonillo (dir.), Fernand Pouillon, architecte méditerranéen, Marseille, Imbernon, 2001.</li>



<li>Stéphane Gruet, avec Catherine Sayen et Jean-Loup Marfaing, Fernand Pouillon : humanité et grandeur d&rsquo;un habitat pour tous, Toulouse, Poïésis, 2010.</li>



<li>Pierre Frey, Fernand Pouillon. Le Téméraire éclectique, Arles, Actes Sud, 2023.</li>



<li>Pierre Frey, « Carnets de route », chronique en ligne, Espazium, 2019-2023.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Recherche algérienne</em></p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Myriam Maachi-Maïza, « La composition architecturale dans l&rsquo;œuvre algérienne de Fernand Pouillon, cas du Sud-Ouest algérien », magister, Centre universitaire de Béchar, 2002.</li>



<li>Myriam Maachi-Maïza, « L&rsquo;architecture de Fernand Pouillon en Algérie », Insaniyat, n°42, 2008.</li>



<li>Myriam Maachi-Maïza (commissariat), L&rsquo;œuvre algérienne de Fernand Pouillon, exposition itinérante, Instituts français d&rsquo;Alger, Annaba, Constantine, 2014-2015.</li>



<li>Mohamed Tehami et Karima Anouche, « Urban planning as the first step of architecture : the case study of Pouillon&rsquo;s housing estate Diar el-Mahçoul in Algiers », ZARCH, n°8, 2017.</li>



<li>Fernand Pouillon. La revanche de l&rsquo;œuvre, numéro thématique, Madinati. Revue de l&rsquo;architecture, de l&rsquo;urbanisme et de la construction, n°9, mai 2021, 64 p. (contributions de Catherine Sayen et de plusieurs spécialistes ; photographies de Léo Fabrizio) — madinati-dz.com.</li>



<li>Maurice Blanc, compte rendu du numéro Madinati n°9, Espaces et sociétés, n°184-185, 2022/1, p. 271-273.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Association Les Pierres sauvages de Belcastel</em></p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Catherine Sayen, L&rsquo;Architecture par Fernand Pouillon : récit, Toulouse, Transversales, 2014.</li>



<li>Catherine Sayen, Prouesses avec Pouillon (entretien avec Jean Chenivesse).</li>



<li>Jean Ohlicher, Pierre Lehalle, Catherine Sayen, Franck Gautré, Bâtir avec Pouillon.</li>



<li>Catherine Sayen (dir.), Le livre, l&rsquo;autre dessein de Fernand Pouillon, Musée de l&rsquo;imprimerie de Lyon, 2012-2013.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Iconographie et documentaire</em></p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Daphné Bengoa et Léo Fabrizio (photographies), Kaouther Adimi (texte), Fernand Pouillon et l&rsquo;Algérie : bâtir à hauteur d&rsquo;homme, Paris, Macula, 2019.</li>



<li>Stéphane Couturier, Climat de France, Toulon, Hôtel des Arts, 2014.</li>



<li>Marie-Claire Rubinstein, Pouillon, une architecture habitée, Alger 1953-1957, documentaire, 2021.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Lectures critiques</em></p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Odile Seyler et Jacques Lucan, « Fernand Pouillon. Les 200 colonnes, Alger, 1954-1957 », AMC, 1983.</li>



<li>Bernard Huet, « L&rsquo;héritage de Fernand Pouillon », AMC, n°71, mai 1996.</li>



<li>Jean-Jacques Deluz, L&rsquo;urbanisme et l&rsquo;architecture d&rsquo;Alger, Liège, Mardaga / OPU, 1988.</li>



<li>Sur Roland Simounet : Richard Klein (dir.), Roland Simounet à l&rsquo;œuvre. Architecture 1951-1996, Paris, IFA / Carré d&rsquo;Art, 2000.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">Crédits photographiques. Les images reproduites dans cet article ont été trouvées sur Internet et demeurent la propriété de leurs auteurs respectifs. Certaines, signalées comme telles, sont de moi.</p>
<p>L’article <a href="http://archimag.tn/2026/07/24/loeuvre-autant-monumentale-quinquietante-de-fernand-pouillon-en-algerie/">L&rsquo;œuvre autant monumentale qu&rsquo;inquiétante de Fernand Pouillon en Algérie</a> est apparu en premier sur <a href="http://archimag.tn">ArchiMag</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Restauration d&#8217;un borj à Sfax</title>
		<link>http://archimag.tn/2026/06/15/restauration-dun-borj-a-sfax/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Archi Mag]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 15 Jun 2026 05:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Essais et réflexions]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Par Hazem Bouattour Borj Bouattour, est situé route El Ain Km 2,8. Mes frères,&#8230;</p>
<p>L’article <a href="http://archimag.tn/2026/06/15/restauration-dun-borj-a-sfax/">Restauration d&rsquo;un borj à Sfax</a> est apparu en premier sur <a href="http://archimag.tn">ArchiMag</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Par Hazem Bouattour</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="742" height="817" src="https://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/06/borj-sfax-1.jpg" alt="" class="wp-image-5801" style="aspect-ratio:0.9082218681685131;width:558px;height:auto" srcset="http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/06/borj-sfax-1.jpg 742w, http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/06/borj-sfax-1-272x300.jpg 272w, http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/06/borj-sfax-1-585x644.jpg 585w" sizes="(max-width: 742px) 100vw, 742px" /><figcaption class="wp-element-caption">Extrait de l’acte de propriété de Jnen Bouattour, route El Ain, datant de novembre 1809</figcaption></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Borj Bouattour, est situé route El Ain Km 2,8. Mes frères, ma sœur et moi avons géré entre 2014 et 2017 la restauration de la partie qui nous revient. Il s’agit d’une aile de 56m2 posée sur un terrain de 244,3 m2, rendue autonome avec la création d’une kitchenette et d’une salle d’eau. Le borj d’origine, d’architecture modeste, avait une taille plus conséquente.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nous avons effectué cette restauration à la mémoire de mon père cheikh Mohamed Bouattour (1924 – 1998), de mon grand-père Ali, copiste de coran, né dans ce borj (1892 – 1983), de mon arrièregrand-père Haj Mahmoud (1854 – 1944), et de mon trisaïeul, Mohamed ben Abdelkefi ben Ahmed ben Al Farissi Abdelkefi Bouattour, qui a hérité du terrain (jnen) en 1809. </p>



<figure class="wp-block-gallery aligncenter has-nested-images columns-2 is-cropped wp-block-gallery-1 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex">
<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="508" height="522" data-id="5802" src="https://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/06/borj-sfax-2.png" alt="" class="wp-image-5802" srcset="http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/06/borj-sfax-2.png 508w, http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/06/borj-sfax-2-292x300.png 292w" sizes="(max-width: 508px) 100vw, 508px" /></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="767" data-id="5803" src="https://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/06/borj-sfax-3-1024x767.jpg" alt="" class="wp-image-5803" srcset="http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/06/borj-sfax-3-1024x767.jpg 1024w, http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/06/borj-sfax-3-300x225.jpg 300w, http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/06/borj-sfax-3-768x575.jpg 768w, http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/06/borj-sfax-3-585x438.jpg 585w, http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/06/borj-sfax-3.jpg 1137w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
<figcaption class="blocks-gallery-caption wp-element-caption">Plan de l’aile restaurée du borj<br>Esquisse du borj &#8211; Hichem Bouattour – 2013</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Les plans du « nouveau borj » ont été réalisés par mon frère Hichem Bouattour (architecte) et les travaux ont été suivis par feu mon oncle Taher Bouattour, maître maçon (sta en bâtiment). Le cahier des charges comportait des contraintes financières, sentimentales (liées à des souvenirs familiaux) et architecturales pour respecter la structure d’un borj sfaxien (fortification).</p>



<figure class="wp-block-gallery has-nested-images columns-2 is-cropped wp-block-gallery-2 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex">
<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1000" height="750" data-id="5805" src="https://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/06/borj-sfax-4.jpg" alt="" class="wp-image-5805" srcset="http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/06/borj-sfax-4.jpg 1000w, http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/06/borj-sfax-4-300x225.jpg 300w, http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/06/borj-sfax-4-768x576.jpg 768w, http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/06/borj-sfax-4-585x439.jpg 585w" sizes="(max-width: 1000px) 100vw, 1000px" /></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="857" height="643" data-id="5804" src="https://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/06/borj-sfax-5.jpg" alt="" class="wp-image-5804" srcset="http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/06/borj-sfax-5.jpg 857w, http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/06/borj-sfax-5-300x225.jpg 300w, http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/06/borj-sfax-5-768x576.jpg 768w, http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/06/borj-sfax-5-585x439.jpg 585w" sizes="(max-width: 857px) 100vw, 857px" /></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="582" height="1024" data-id="5806" src="https://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/06/borj-sfax-6-582x1024.jpg" alt="" class="wp-image-5806" srcset="http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/06/borj-sfax-6-582x1024.jpg 582w, http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/06/borj-sfax-6-171x300.jpg 171w, http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/06/borj-sfax-6-585x1029.jpg 585w, http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/06/borj-sfax-6.jpg 676w" sizes="(max-width: 582px) 100vw, 582px" /></figure>
<figcaption class="blocks-gallery-caption wp-element-caption">Avant</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Ont été préservés, la citerne à eau (majil), les placards (taksit) dans lesquels étaient rangés les corans manuscrits de mon grand-père, les boiseries bien que bien marquées par le temps, le sous-sol (Dahliz) qui servait de garde-manger (beit mouna), la mezzanine (sidda), où dormait feu ma tante (célibataire, pas loin de ses parents), transformée en salle d’eau. Nous avons dû nous résoudre à installer un carrelage ordinaire (suffisant pour une maison de campagne – Ghaba), là où un beau « Zelij » aurait été le bienvenu !</p>



<figure class="wp-block-gallery has-nested-images columns-2 is-cropped wp-block-gallery-3 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex">
<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="448" height="336" data-id="5807" src="https://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/06/borj-sfax-8.jpg" alt="" class="wp-image-5807" srcset="http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/06/borj-sfax-8.jpg 448w, http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/06/borj-sfax-8-300x225.jpg 300w" sizes="(max-width: 448px) 100vw, 448px" /></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="576" data-id="5811" src="https://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/06/borj-sfax-9-1024x576.jpg" alt="" class="wp-image-5811" srcset="http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/06/borj-sfax-9-1024x576.jpg 1024w, http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/06/borj-sfax-9-300x169.jpg 300w, http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/06/borj-sfax-9-768x432.jpg 768w, http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/06/borj-sfax-9-1170x658.jpg 1170w, http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/06/borj-sfax-9-585x329.jpg 585w, http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/06/borj-sfax-9.jpg 1405w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="824" height="686" data-id="5810" src="https://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/06/borj-sfax-10.jpg" alt="" class="wp-image-5810" srcset="http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/06/borj-sfax-10.jpg 824w, http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/06/borj-sfax-10-300x250.jpg 300w, http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/06/borj-sfax-10-768x639.jpg 768w, http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/06/borj-sfax-10-585x487.jpg 585w" sizes="(max-width: 824px) 100vw, 824px" /></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="455" height="606" data-id="5808" src="https://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/06/borj-sfax-11-rotated.jpg" alt="" class="wp-image-5808" srcset="http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/06/borj-sfax-11-rotated.jpg 455w, http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/06/borj-sfax-11-225x300.jpg 225w" sizes="(max-width: 455px) 100vw, 455px" /></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="546" height="727" data-id="5809" src="https://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/06/borj-sfax-12.jpg" alt="" class="wp-image-5809" srcset="http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/06/borj-sfax-12.jpg 546w, http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/06/borj-sfax-12-225x300.jpg 225w" sizes="(max-width: 546px) 100vw, 546px" /></figure>
<figcaption class="blocks-gallery-caption wp-element-caption">Pendant</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Parmi les aspects remarquables de cette restauration, notons que le plafond a été refait en bois, grâce à un artisan qualifié. Les fers forgés ont été remplacés avec un graphisme d’époque et sans soudure. Une surélévation du toit (fnar) a permis d’apporter de la lumière naturelle à la pièce centrale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le jardin n’est pas en reste : il a conservé son figuier, son grenadier et son figuier de barbarie. Nous avons rajouté en novembre 2022, malgré le peu d’espace, un olivier pour symboliser notre volonté à continuer de protéger ce lieu.</p>



<figure class="wp-block-gallery has-nested-images columns-3 is-cropped wp-block-gallery-4 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex">
<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="455" height="606" data-id="5813" src="https://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/06/borj-sfax-13.jpg" alt="" class="wp-image-5813" srcset="http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/06/borj-sfax-13.jpg 455w, http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/06/borj-sfax-13-225x300.jpg 225w" sizes="(max-width: 455px) 100vw, 455px" /></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="667" height="667" data-id="5814" src="https://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/06/borj-sfax-14.jpg" alt="" class="wp-image-5814" srcset="http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/06/borj-sfax-14.jpg 667w, http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/06/borj-sfax-14-300x300.jpg 300w, http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/06/borj-sfax-14-150x150.jpg 150w, http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/06/borj-sfax-14-585x585.jpg 585w" sizes="(max-width: 667px) 100vw, 667px" /></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="507" height="606" data-id="5812" src="https://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/06/borj-sfax-15-rotated.jpg" alt="" class="wp-image-5812" srcset="http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/06/borj-sfax-15-rotated.jpg 507w, http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/06/borj-sfax-15-251x300.jpg 251w" sizes="(max-width: 507px) 100vw, 507px" /></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="468" data-id="5815" src="https://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/06/borj-sfax-16-1024x468.jpg" alt="" class="wp-image-5815" srcset="http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/06/borj-sfax-16-1024x468.jpg 1024w, http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/06/borj-sfax-16-300x137.jpg 300w, http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/06/borj-sfax-16-768x351.jpg 768w, http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/06/borj-sfax-16-1536x701.jpg 1536w, http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/06/borj-sfax-16-1170x534.jpg 1170w, http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/06/borj-sfax-16-585x267.jpg 585w, http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/06/borj-sfax-16.jpg 1568w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
<figcaption class="blocks-gallery-caption wp-element-caption">Après</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;émotion est saisissante quand on rentre dans ce modeste borj, chargé de deux siècles d’histoire familiale, et agrémenté de 9 créneaux représentant les 7 membres de la famille de cheikh Mohamed Bouattour et de ses parents Ali et Khadija.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Architecte : Hichem Bouattour<br>Borj Bouattour, Route El Ain, Km2,8 &#8211; Sfax<br>Restauration du borj : 2014 – 2017</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Vous voulez publier un projet d’architecture où écrire une réflexion architecturale ? Contactez nous par mail : <a href="mailto:archimag22@gmail.com">archimag22@gmail.com</a></em></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Le logement social en Tunisie, entre crise et moyens</title>
		<link>http://archimag.tn/2026/06/06/le-logement-social-en-tunisie-entre-crise-et-moyens/</link>
					<comments>http://archimag.tn/2026/06/06/le-logement-social-en-tunisie-entre-crise-et-moyens/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sadok Chaieb]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 06 Jun 2026 05:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Essais et réflexions]]></category>
		<category><![CDATA[anarchie urbaine]]></category>
		<category><![CDATA[ArchiMag]]></category>
		<category><![CDATA[Architecte]]></category>
		<category><![CDATA[Architecture]]></category>
		<category><![CDATA[logement social]]></category>
		<category><![CDATA[magazine]]></category>
		<category><![CDATA[Magazine d&#039;architecture en ligne]]></category>
		<category><![CDATA[Maghreb]]></category>
		<category><![CDATA[revue]]></category>
		<category><![CDATA[secteur informel]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Devant un paysage urbain qui s&#8217;étale en tâche d&#8217;huile, et qui grignote les terres&#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Devant un paysage urbain qui s&rsquo;étale en tâche d&rsquo;huile, et qui grignote les terres agricoles autour des grandes villes, la plupart de la construction se fait avec les propres moyens des habitants. Ce qui a un impact négatif sur la qualité de vie dans ces quartiers informels. Quelques centaines de logements sociaux par an sont incapables de résorber la demande grandissante en terrains et en logements. Serait-il judicieux de renforcer le rôle de sociétés de l&rsquo;Etat comme la SNIT et la SPROLS, et leur donner les moyens des premiéres décennies après l&rsquo;indépendance ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">On le voit autour des grandes villes où la construction anarchique dépasse les plans d&rsquo;aménagement. Redonner au secteur formel de l&rsquo;importance et les moyens ne fera que mieux structurer nos villes.<br>La proportion de la population vivant dans les zones urbaines en Tunisie a atteint environ 72 %, alors que la consommation des terres urbanisées est estimée à près de 4 000 hectares par an. Environ 40 % de ces superficies sont exploitées dans le cadre d’une expansion urbaine anarchique. La moitié des ménages tunisiens ne sont toujours pas raccordés au réseau de l’ONAS (Office national de l’assainissement). (1)</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="843" height="486" src="https://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/06/logement-social-4.jpg" alt="" class="wp-image-5744" srcset="http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/06/logement-social-4.jpg 843w, http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/06/logement-social-4-300x173.jpg 300w, http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/06/logement-social-4-768x443.jpg 768w, http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/06/logement-social-4-585x337.jpg 585w" sizes="(max-width: 843px) 100vw, 843px" /></figure>



<p class="wp-block-paragraph">En Tunisie, la construction des logements sociaux est principalement assurée par l&rsquo;État via des promoteurs immobiliers publics, sous la tutelle du Ministère de l&rsquo;Équipement et de l&rsquo;Habitat. La SNIT (Société Nationale Immobilière de Tunisie) est l&rsquo;opérateur historique et principal chargé de la construction et de l&rsquo;aménagement de logements sociaux à travers ses différentes directions régionales. (2) La SPROLS (Société de Promotion des Logements Sociaux) se spécialise dans la construction de logements destinés aux catégories à revenus limités et moyens, souvent via des formules de location-vente. Le Ministère de l&rsquo;Équipement et de l&rsquo;Habitat supervise le Programme Spécifique de Logements Sociaux (PSLS), qui inclut également le remplacement des habitations rudimentaires et précaires.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/06/logement-social-3-1024x768.jpg" alt="" class="wp-image-5745" srcset="http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/06/logement-social-3-1024x768.jpg 1024w, http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/06/logement-social-3-300x225.jpg 300w, http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/06/logement-social-3-768x576.jpg 768w, http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/06/logement-social-3-1536x1152.jpg 1536w, http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/06/logement-social-3-1170x878.jpg 1170w, http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/06/logement-social-3-1920x1440.jpg 1920w, http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/06/logement-social-3-585x439.jpg 585w, http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/06/logement-social-3.jpg 2048w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Le gouvernement tunisien a initié un nouveau plan (2026-2030) prévoyant de construire 5 000 logements sociaux (3) jusqu&rsquo;en 2030, ce qui est en deçà de la demande réelle en logements sociaux. La surface grignotée par les quartiers anarchiques chaque année constitue près de 1800 hectares par an,  6 fois la médina de Tunis et ses faubourgs. Cette superficie serait judicieusement exploitée par des acteurs qui ne pourraient qu&rsquo;améliorer le paysage urbain de nos villes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le projet Erriadh à El Fejja en particulier, situé dans la zone d’El Fejja dans délégation de Mornaguia , prévoit la remise des clés des premiers lots de logements sociaux individuels en juillet prochain. Deux projets de location-vente à Mornaguia, comprend 617 logements individuels.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La moitié des dossiers sont refusés</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le projet, d’un coût global estimé à environ 97 millions de dinars, cofinancé par le budget de l’État et le Fonds Saoudien pour le Développement, prévoit la construction de 1547 logements sociaux (individuels et collectifs). Sur un total de 11 102 demandes déposées pour ce projet, près de 5 248 dossiers répondant aux critères d’éligibilité ont été approuvés pour bénéficier de ces logements. Près de la moitié des demandes ne sont pas acceptées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une vraie politique urbaine est demandée, avec des quartiers planifiés, qui peuvent assurer un minimum de qualité de vie.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>(1) <em>Asma Gharbi,</em></em> <i>Interview à Expresso, Express FM 22 mai 2026.<br>(2) </i><em style="font-style: italic;">Sami Ben Fguira et Mongi Belarem</em>, <i>Quel avenir pour le logement social en Tunisie ? <br>(3) </i><em style="font-style: italic;">Lydie Mobio, Agence Ecofin</em>, <em>Tunisie : le gouvernement prévoit de construire 5000 logements sociaux d’ici 2030</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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			</item>
		<item>
		<title>L&#8217;acanthe, à l&#8217;origine des chapiteaux corinthiens</title>
		<link>http://archimag.tn/2026/05/20/lacanthe-a-lorigine-des-chapiteaux-corinthiens/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Archi Mag]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 20 May 2026 11:13:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Essais et réflexions]]></category>
		<category><![CDATA[acanthe]]></category>
		<category><![CDATA[ArchiMag]]></category>
		<category><![CDATA[Architecture]]></category>
		<category><![CDATA[Carthage]]></category>
		<category><![CDATA[chapiteau corinthien]]></category>
		<category><![CDATA[Emna Charfi]]></category>
		<category><![CDATA[magazine]]></category>
		<category><![CDATA[Magazine d&#039;architecture en ligne]]></category>
		<category><![CDATA[Maghreb]]></category>
		<category><![CDATA[nature]]></category>
		<category><![CDATA[revue]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Par Emna Charfi L’acanthe est une plante méditerranéenne impossible à ignorer. Grandes feuilles sculpturales,&#8230;</p>
<p>L’article <a href="http://archimag.tn/2026/05/20/lacanthe-a-lorigine-des-chapiteaux-corinthiens/">L&rsquo;acanthe, à l&rsquo;origine des chapiteaux corinthiens</a> est apparu en premier sur <a href="http://archimag.tn">ArchiMag</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Par Emna Charfi</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-large is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="768" height="1024" src="https://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/05/acanthe-1-768x1024.jpg" alt="" class="wp-image-5594" style="aspect-ratio:0.7500038246768148;width:383px;height:auto" srcset="http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/05/acanthe-1-768x1024.jpg 768w, http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/05/acanthe-1-225x300.jpg 225w, http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/05/acanthe-1-1152x1536.jpg 1152w, http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/05/acanthe-1-1170x1560.jpg 1170w, http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/05/acanthe-1-585x780.jpg 585w, http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/05/acanthe-1.jpg 1200w" sizes="(max-width: 768px) 100vw, 768px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">L’acanthe est une plante méditerranéenne impossible à ignorer.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="has-text-align-left wp-block-paragraph">Grandes feuilles sculpturales, floraison spectaculaire, allure presque antique avant même d’avoir touché une ruine. </p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="has-text-align-left wp-block-paragraph">Depuis des siècles, elle inspire l’art et l’architecture : ses feuilles ont donné naissance aux célèbres chapiteaux corinthiens, aux frises, aux ferronneries et aux ornements sculptés. </p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="has-text-align-left wp-block-paragraph">Les Anciens y voyaient une alliance rare entre élégance et résistance.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="768" height="1024" src="https://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/05/acanthe-2-768x1024.jpg" alt="" class="wp-image-5595" srcset="http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/05/acanthe-2-768x1024.jpg 768w, http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/05/acanthe-2-225x300.jpg 225w, http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/05/acanthe-2-1152x1536.jpg 1152w, http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/05/acanthe-2-1170x1560.jpg 1170w, http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/05/acanthe-2-585x780.jpg 585w, http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/05/acanthe-2.jpg 1200w" sizes="(max-width: 768px) 100vw, 768px" /></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Ses fleurs aussi ont leur caractère : entomophiles, elles ne s’ouvrent vraiment qu’aux insectes assez robustes — Même dans la pollinisation, l’acanthe semble choisir ses visiteurs.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="768" height="1024" src="https://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/05/acanthe-3-768x1024.jpg" alt="" class="wp-image-5596" srcset="http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/05/acanthe-3-768x1024.jpg 768w, http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/05/acanthe-3-225x300.jpg 225w, http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/05/acanthe-3-1152x1536.jpg 1152w, http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/05/acanthe-3-1170x1560.jpg 1170w, http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/05/acanthe-3-585x780.jpg 585w, http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/05/acanthe-3.jpg 1200w" sizes="(max-width: 768px) 100vw, 768px" /></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Mais derrière son allure majestueuse, l’acanthe reste une battante. Épineuse, robuste, indisciplinée même, elle repousse année après année avec une fidélité presque obstinée. Je crois d’ailleurs que c’est pour cela qu’elle me ressemble… ou du moins que j’aime croire qu’elle me ressemble. Une beauté un peu sauvage, un brin têtue, qui survit très bien sous le soleil méditerranéen.</p>



<figure class="wp-block-gallery has-nested-images columns-2 is-cropped wp-block-gallery-5 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex">
<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="300" height="367" data-id="5599" src="https://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/05/acanthe-5.jpg" alt="" class="wp-image-5599" srcset="http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/05/acanthe-5.jpg 300w, http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/05/acanthe-5-245x300.jpg 245w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="175" height="318" data-id="5598" src="https://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/05/acanthe-6.jpg" alt="" class="wp-image-5598" srcset="http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/05/acanthe-6.jpg 175w, http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/05/acanthe-6-165x300.jpg 165w" sizes="(max-width: 175px) 100vw, 175px" /></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="315" height="322" data-id="5597" src="https://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/05/acanthe-4.jpg" alt="" class="wp-image-5597" srcset="http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/05/acanthe-4.jpg 315w, http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/05/acanthe-4-293x300.jpg 293w" sizes="(max-width: 315px) 100vw, 315px" /></figure>
</figure>



<p class="wp-block-paragraph">Ces jours-ci, les champs d’acanthes sont en pleine floraison au Parc du Belvédère et dans les sites archéologiques de Carthage. Allez les voir avant qu’elles ne fanent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Car même lorsqu’on devient symbole d’éternité, on finit malgré tout par disparaître quelques mois pour dormance estivale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Comme quoi, même les immortelles ont besoin de repos.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Vous voulez publier un projet d&rsquo;architecture où écrire une réflexion architecturale ? Contactez nous par mail : archimag22@gmail.com</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Au-delà des murs : l’énergie invisible de nos constructions</title>
		<link>http://archimag.tn/2026/05/19/au-dela-des-murs-lenergie-invisible-de-nos-constructions/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Archi Mag]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 19 May 2026 18:16:32 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Par Sarra Smida DrissiArchitecte / Project Manager, LEED Green Associate / EDGE Expert Comprendre&#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Par  <strong>Sarra Smida Drissi</strong><br><em>Architecte / Project Manager, LEED Green Associate / EDGE Expert</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Comprendre l’invisible pour transformer notre manière de construire.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Lorsqu’on évoque aujourd’hui la construction durable, les discussions s’orientent naturellement vers l’isolation thermique, la performance énergétique ou encore les bâtiments intelligents. Pourtant, une dimension essentielle reste souvent ignorée : <strong>l’énergie cachée dans les matériaux dans ce que nous construisons ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Avant même qu’un bâtiment n’ouvre ses portes, il a déjà consommé une quantité significative d’énergie. Une énergie invisible, mais bien réelle. Elle se trouve dans la fabrication du ciment, la production de l’acier, le transport des matériaux, et dans chaque choix effectué tout au long du projet.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Une réalité absente des décisions</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Malgré son importance, cette énergie incorporée reste largement absente des processus de décision. Dans la majorité des projets, le choix des matériaux repose encore sur : des habitudes ancrées, des contraintes budgétaires, un manque d’information accessible et exploitable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce constat révèle un paradoxe majeur : nous aspirons à construire durablement, tout en prenant des décisions qui ne le sont pas réellement.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Un enjeu critique pour la Tunisie</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un contexte comme celui de la Tunisie, cette problématique prend une dimension encore plus stratégique. Le pays fait face à :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>un déficit énergétique important,</li>



<li>une dépendance croissante aux importations.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">Chaque matériau importé transporte avec lui une énergie que le pays ne produit pas, mais qu’il finance. Une énergie souvent invisible dans les calculs, mais bien présente dans les coûts économiques et environnementaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Au-delà de l’environnement : un enjeu économique et stratégique</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Construire sans intégrer l’énergie incorporée ne constitue pas uniquement un enjeu environnemental. C’est également :</p>



<p class="wp-block-paragraph">un enjeu économique, un enjeu stratégique, et une question de résilience nationale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais le véritable défi n’est pas uniquement technique. Il réside dans le manque de connexion :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>entre les matériaux et leur impact réel,</li>



<li>entre la connaissance et la pratique,</li>



<li>entre les décisions et leurs conséquences.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">Les solutions existent. Ce qui fait défaut aujourd’hui, c’est une compréhension partagée.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>L’impact invisible : une réalité difficile à percevoir</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Imaginons deux bâtiments strictement identiques : même surface, même usage, même consommation énergétique en phase d’exploitation. En apparence, ils sont équivalents. Pourtant, leur réalité est très différente.</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Le premier a été construit avec des matériaux fortement énergivores, transportés sur de longues distances ou importés</li>



<li>Le second repose sur des choix plus responsables, avec des matériaux mieux adaptés et à plus faible impact.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">Visuellement, rien ne les distingue. Mais sur le plan énergétique, le premier est déjà “endetté” avant même son utilisation. Et c’est précisément là que réside le problème : <strong><em>ce que nous ne voyons pas, nous ne le prenons pas en compte.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Aujourd’hui encore, nous concevons les bâtiments comme si leur impact commençait lejour de leur livraison. Or, en réalité, il débute bien en amont.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Créer des passerelles pour transformer nos pratiques</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Face à ces constats, il devient essentiel de repenser notre manière de construire. Non seulement en adoptant de nouvelles approches, mais surtout en reconnectant les acteurs, les savoirs et les décisions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’enjeu est clair : <strong><em>créer des passerelles entre ce que nous savons et ce que nous faisons réellement.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Conclusion : construire en conscience</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Chaque bâtiment construit aujourd’hui représente une décision énergétique pour demain.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La question n’est donc plus simplement :<br><strong><em>Faut-il vraiment construire mieux ?</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais plutôt :<br><strong><em>Comment construire en comprenant réellement l’impact de nos choix ?</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Vous voulez publier un projet d&rsquo;architecture où écrire une réflexion architecturale ? Contactez nous par mail : archimag22@gmail.com</em></p>
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		<title>Colloque : Les métiers liés à l&#8217;architecture</title>
		<link>http://archimag.tn/2026/05/15/colloque-les-metiers-lies-a-larchitecture/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Sadok Chaieb]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 15 May 2026 05:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>JOURNÉE D’ETUDE SUIVIE D’UNE TABLE RONDE ArchiMag organise en partenariat avec le LAAM, le&#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>JOURNÉE D’ETUDE SUIVIE D’UNE TABLE RONDE</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>ArchiMag </strong>organise en partenariat avec le LAAM, le LARPA, l&rsquo;AVHTM, l&rsquo;ENAU, l&rsquo;ISMP, l&rsquo;université de la Manouba,  l&rsquo;université de Tunis, l&rsquo;université de Carthage, et les archives nationales de Tunisie, un colloque qui s&rsquo;intitule : </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Les métiers liés à l&rsquo;architecture à l&rsquo;époque contemporaine,<br>Méthodes et perspectives</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>22 mai 2026</strong> aux archives nationales de Tunisie,<br>Boulevard du 9 avril 1938, Tunis</em></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="723" height="1024" src="https://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/05/metiers-architecture-1-723x1024.jpg" alt="" class="wp-image-5566" srcset="http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/05/metiers-architecture-1-723x1024.jpg 723w, http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/05/metiers-architecture-1-212x300.jpg 212w, http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/05/metiers-architecture-1-768x1088.jpg 768w, http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/05/metiers-architecture-1-1085x1536.jpg 1085w, http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/05/metiers-architecture-1-1170x1657.jpg 1170w, http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/05/metiers-architecture-1-585x829.jpg 585w, http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/05/metiers-architecture-1.jpg 1189w" sizes="(max-width: 723px) 100vw, 723px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph"><strong>PROGRAMME de la journée d’étude / table ronde</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">08h30 – 09h00 : Accueil des participants</p>



<p class="wp-block-paragraph">09h00 – 09h20 : Mot d’ouverture</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Hedi Jalleb: Directeur général des Archives Nationales</li>



<li>Leila Ammar : Présidente de la journée d’étude, LAAM/ENAU</li>



<li>Beya Abidi : Directrice du laboratoire LAAM, FLAH, université de la Manouba</li>



<li>Fakher Kharrat: Directeur du laboratoire LARPA, ENAU, université de Carthage</li>



<li>Youssef Lahbib: Directeur de l’institut supérieur des métiers du patrimoine, université de tunis</li>



<li>Sadok Chaieb: Rédacteur-en-Chef ArchiMag</li>



<li>Esmahen Ben Moussa: Coordinatrice scientifique de la j ournée d’étude, LAAM/ISMPT</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Configurations professionnelles et dynamiques des métiers de l’architecture (XIXe- XXe siècles)</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Session 1<br>Modératrice : Pr. Leila Ammar</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">09h20 – 09h35 Nadia Boussaidi &amp; Nacer Bouzid, <strong>Les métiers de l’architecture au XIXe siècle : hiérarchies professionnelles et terminologies</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">09h35 – 09h50 Chokri Touihri, <strong>Céramiques architecturales et céramistes : histoire et mutation d’un métier</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">09h50 – 10h05 Houssem Eddine Othmani, <strong>Architectes exerçant en Tunisie jusqu’aux années 1930 : sources, trajectoires et pratiques</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">10h05 – 10h20 Salma Gharbi, <strong>De la reconstruction à l’état-nation en Tunisie : l &lsquo;architecte face aux contextes de l&rsquo;après-guerre et de l &lsquo;indépendance</strong> </p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Discussion générale de la session</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">10h50 – 11h10 Pause-café</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="724" src="https://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/05/metiers-architecture-2-1024x724.jpg" alt="" class="wp-image-5567" srcset="http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/05/metiers-architecture-2-1024x724.jpg 1024w, http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/05/metiers-architecture-2-300x212.jpg 300w, http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/05/metiers-architecture-2-768x543.jpg 768w, http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/05/metiers-architecture-2-1536x1086.jpg 1536w, http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/05/metiers-architecture-2-1170x827.jpg 1170w, http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/05/metiers-architecture-2-585x414.jpg 585w, http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/05/metiers-architecture-2.jpg 1683w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Session 2<br>Modératrice : Dr. Beya Abidi</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">11h10 – 11h25 Houneida Dhouib, Bernard zehrfuss et le modernisme en Tunisie : étude prosopographique</p>



<p class="wp-block-paragraph">11h25 – 11h40 Mounira Dridi, Éléments de ferronnerie dans l’architecture contemporaine tunisienne : aspects esthétiques et techniques</p>



<p class="wp-block-paragraph">11h40 – 11h55 Mohamed Ali Berhouma, La décoration en architecture : les artistes aux prises avec le bâti et les enjeux de la modernité artistique en Tunisie</p>



<p class="wp-block-paragraph">11h55 – 12h10 Mohamed Ali Ragouibi, Le métier d’urbaniste en Tunisie à l’ère de l ’anthropocène</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Discussion générale de la séance matinale<br></em><strong><em>Débat animé par Mme Faika Bejaoui &amp; Dr. Esmahen Ben Moussa</em></strong></p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="724" src="https://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/05/metiers-architecture-3-1024x724.jpg" alt="" class="wp-image-5568" srcset="http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/05/metiers-architecture-3-1024x724.jpg 1024w, http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/05/metiers-architecture-3-300x212.jpg 300w, http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/05/metiers-architecture-3-768x543.jpg 768w, http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/05/metiers-architecture-3-1536x1086.jpg 1536w, http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/05/metiers-architecture-3-1170x827.jpg 1170w, http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/05/metiers-architecture-3-585x414.jpg 585w, http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/05/metiers-architecture-3.jpg 1683w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>THÈME 1<br>Les métiers hérités liés à l’architecture, diversité des profils, matériaux et techniques constructives anciennes, savoirs et savoir-faire</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">14h 00 – 15h00</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pr. Ahmed Saadaoui, Historien, archéologue et universitaire tunisien spécialiste de l&rsquo;époque moderne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dr. Beya Abidi, Maîtresse de conférences en histoire moderne à la faculté des lettres, des arts et des humanités de l’université de la Manouba</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mme Jamila Binous, Urbaniste et historienne, spécialiste dans le patrimoine urbain et l&rsquo;environnement bâti de la médina de tunis</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pr. Fakher Kharrat, Professeur en architecture, HU en architecture, DRA en étude et restauration des monuments architecte</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mme Sihem Lamine, Architecte, directrice adjointe du bureau de tunis du centre for middle eastern studies (CMES) de l’université Harvard</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>THÈME 2<br>La fabrique urbaine et architecturale de la ville, acteurs et réalités matérielles</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Pr. Leila Ammar, Architecte, urbaniste, historienne. Mène des recherches dans le champ de l’histoire architecturale et urbaine corrélée aux sociétés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dr. Saloua Ferjani, Architecte-urbaniste maîtresse de conférences à l’école nationale d&rsquo;architecture et d&rsquo;urbanisme (Enau)</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mr. Zoubeir Mouhli, Architecte-urbaniste. Expert en patrimoine. Enseignant à l&rsquo;UIK.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mr. Denis Lesage, Architecte-urbaniste conseil</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mr.Sadok Chaieb, Président ArchiMag</p>



<p class="wp-block-paragraph">16h00 – 16h15 Pause-café</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Thème 3 : La conservation, restauration, reconversion, requalification et promotion du bâti existant : expertises et enjeux</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Pr. Fakher Kharrat, Directeur du laboratoire LARPA, ENAU, université de Carthage</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mme. Linda Fenina, Architecte, restaureur, enseignante à l ’institut supérieur des métiers du patrimoine</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dr. Mohamed Ali Berhouma, Maître assistant à l&rsquo;institut supérieur des beaux-arts de Nabeul (Tunisie)</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dr. Haithem Jmaïel, Maitre-assistant a l’ institut supérieur des beaux arts de tunis</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dr. Chiraz Mosbeh, Maîtresse de conférences à l&rsquo;école des sciences Et technologies du design (ESSTED)</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mr. Zoubeir Mouhli, Architecte-urbaniste. Expert en patrimoine. Enseignant à l&rsquo;UIK.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mr. Denis lesage, Architecte-urbaniste conseil</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>DISCUSSION FINALE ET SYNTHÈSE GÉNÉRALE</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">17H30 : Clôture officielle</p>



<figure class="wp-block-gallery has-nested-images columns-2 is-cropped wp-block-gallery-6 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex">
<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="421" height="889" data-id="5571" src="https://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/05/metiers-architecture-4.jpg" alt="" class="wp-image-5571" srcset="http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/05/metiers-architecture-4.jpg 421w, http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/05/metiers-architecture-4-142x300.jpg 142w" sizes="(max-width: 421px) 100vw, 421px" /></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="420" height="872" data-id="5572" src="https://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/05/metiers-architecture-5.jpg" alt="" class="wp-image-5572" srcset="http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/05/metiers-architecture-5.jpg 420w, http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/05/metiers-architecture-5-144x300.jpg 144w" sizes="(max-width: 420px) 100vw, 420px" /></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="418" height="886" data-id="5570" src="https://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/05/metiers-architecture-6.jpg" alt="" class="wp-image-5570" srcset="http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/05/metiers-architecture-6.jpg 418w, http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/05/metiers-architecture-6-142x300.jpg 142w" sizes="(max-width: 418px) 100vw, 418px" /></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="420" height="889" data-id="5574" src="https://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/05/metiers-architecture-7.jpg" alt="" class="wp-image-5574" srcset="http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/05/metiers-architecture-7.jpg 420w, http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/05/metiers-architecture-7-142x300.jpg 142w" sizes="(max-width: 420px) 100vw, 420px" /></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="417" height="882" data-id="5573" src="https://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/05/metiers-architecture-8.jpg" alt="" class="wp-image-5573" srcset="http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/05/metiers-architecture-8.jpg 417w, http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/05/metiers-architecture-8-142x300.jpg 142w" sizes="(max-width: 417px) 100vw, 417px" /></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="419" height="888" data-id="5569" src="https://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/05/metiers-architecture-9.jpg" alt="" class="wp-image-5569" srcset="http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/05/metiers-architecture-9.jpg 419w, http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/05/metiers-architecture-9-142x300.jpg 142w" sizes="(max-width: 419px) 100vw, 419px" /></figure>
</figure>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Coordinatrice scientifique</strong><br><em>Esmahen Ben Moussa</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Comité d&rsquo;organisation<br></strong><em>Esmahen ben moussa<br>Sadok Chaieb<br>Hela Ouesleti<br>Houssem eddine Othmani</em></p>
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		<title>Mixité urbaine et ségrégation au Grand Tunis</title>
		<link>http://archimag.tn/2026/05/06/mixite-urbaine-et-segregation-au-grand-tunis/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Archi Mag]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 06 May 2026 05:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Essais et réflexions]]></category>
		<category><![CDATA[ArchiMag]]></category>
		<category><![CDATA[Architecture]]></category>
		<category><![CDATA[magazine]]></category>
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		<category><![CDATA[mixité urbaine]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La mixité urbaine a longtemps été présentée comme l’un des piliers implicites des politiques&#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">La mixité urbaine a longtemps été présentée comme l’un des piliers implicites des politiques d’urbanisme en Tunisie. Derrière ce principe, une idée simple : éviter que la ville ne se transforme en mosaïque de quartiers homogènes, séparés selon les revenus et les conditions sociales. Autrement dit, empêcher l’installation durable de formes de ségrégation spatiale pouvant conduire à des logiques de relégation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans l’imaginaire des politiques publiques, la ville tunisienne devait rester un espace de proximité sociale, où différentes catégories de population cohabitent dans un même tissu urbain. Ce choix s’inscrivait dans une volonté plus large de préserver une certaine cohésion sociale dans un contexte d’urbanisation rapide, notamment à partir des décennies post-indépendance.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Un projet urbain pensé contre la fragmentation<br></strong>La logique de mixité urbaine ne s’est pas toujours exprimée de manière explicite dans les documents d’aménagement, mais elle a guidé plusieurs orientations : programmes de logements publics, extension des villes par des quartiers planifiés, ou encore tentative d’encadrement de l’urbanisation périphérique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’objectif était d’éviter deux phénomènes considérés comme risqués : la concentration de la pauvreté dans des zones spécifiques et la formation de quartiers enclavés, peu intégrés au reste de la ville. Dans cette vision, la proximité spatiale devait favoriser une forme d’équilibre social et limiter les fractures visibles entre centre et périphérie.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Une réalité urbaine de plus en plus contrastée<br></strong>Mais la dynamique réelle des villes tunisiennes a progressivement échappé à cette logique. L’urbanisation rapide, la pression démographique et les inégalités économiques ont contribué à reconfigurer profondément l’espace urbain.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans plusieurs agglomérations, on observe aujourd’hui une spécialisation des quartiers : certains espaces concentrent les classes moyennes et supérieures, tandis que d’autres accueillent des populations plus vulnérables, souvent en périphérie. Cette évolution est accentuée par la hausse du coût du foncier et du logement dans les zones centrales, qui pousse une partie des ménages vers des espaces moins équipés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce processus ne produit pas nécessairement des « ghettos » au sens strict, mais il génère des formes de séparation progressive, où la distance sociale s’ajoute à la distance géographique.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La mixité ne suffit pas à créer du lien social<br></strong>L’un des paradoxes majeurs de la mixité urbaine est qu’elle repose sur une équation souvent simplifiée : la cohabitation spatiale serait synonyme de cohésion sociale. Or, la réalité est plus complexe.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La présence de populations différentes dans un même quartier ne garantit ni les interactions, ni la réduction des inégalités. Dans certains cas, les usages de la ville restent parallèles : écoles, transports, commerces et espaces de sociabilité peuvent fonctionner de manière différenciée au sein d’un même territoire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Autrement dit, la mixité peut être physique sans être sociale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une problématique qui se déplace aujourd’hui<br>La question de la mixité urbaine en Tunisie évolue aujourd’hui. Elle ne se limite plus à la gestion de l’extension des villes ou à la répartition des logements. Elle touche désormais à des transformations plus profondes : montée des inégalités, recomposition des classes moyennes, et pression accrue sur les périphéries urbaines.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce contexte, la ville tend à devenir un espace plus fragmenté, où la proximité géographique coexiste avec une séparation sociale de plus en plus marquée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un enjeu de cohésion à réinventer<br>Face à cette évolution, la mixité urbaine apparaît moins comme un acquis que comme un objectif fragile. Elle interroge la capacité des politiques publiques à maintenir des équilibres dans un contexte où les logiques du marché, les dynamiques résidentielles et les inégalités sociales produisent spontanément de la séparation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La question centrale n’est donc plus seulement de savoir comment organiser la ville pour éviter la fragmentation, mais comment recréer du lien dans une ville déjà traversée par des formes multiples de distance sociale.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Source : Khalil Jelassi, Webdo</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Vous voulez publier un projet d&rsquo;architecture où écrire une réflexion architecturale ? Contactez nous par mail : archimag22@gmail.com</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Transparences croisées : Un dialogue entre création et expérimentation</title>
		<link>http://archimag.tn/2026/04/17/transparences-croiseesun-dialogue-entre-creation-et-experimentation/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Archi Mag]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 17 Apr 2026 12:36:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Essais et réflexions]]></category>
		<category><![CDATA[ArchiMag]]></category>
		<category><![CDATA[Architecture]]></category>
		<category><![CDATA[Magazine d&#039;architecture en ligne]]></category>
		<category><![CDATA[Maghreb]]></category>
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		<category><![CDATA[Sana Letaief]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Par Sana Letaief Au bord du golfe de Tunis, entre la plage et la&#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Par Sana Letaief</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Au bord du golfe de Tunis, entre la plage et la forêt de Gammarth, l’Espace Art Sadika, temple du verre soufflé, accueille du 10 au 18 avril la résidence artistique internationale « Transparences croisées », curatée par Chiraz Mosbah.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="533" src="https://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/04/1000090967-1024x533.jpg" alt="" class="wp-image-5413" srcset="http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/04/1000090967-1024x533.jpg 1024w, http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/04/1000090967-300x156.jpg 300w, http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/04/1000090967-768x400.jpg 768w, http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/04/1000090967-1170x609.jpg 1170w, http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/04/1000090967-585x305.jpg 585w, http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/04/1000090967.jpg 1510w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Loin de se limiter à une production d’œuvres, celle-ci s’inscrit dans une logique d’expérimentation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’initiative émerge d’une volonté claire : réunir des artistes indépendants, aux profils variés et issus de contextes multiples. Sortis de leurs ateliers, réunis dans un même espace de travail, confrontés à une temporalité et à des conditions communes, les artistes s’imprègnent du lieu, de son rythme et de son atmosphère.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="419" src="https://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/04/1000090968-1024x419.jpg" alt="" class="wp-image-5414" srcset="http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/04/1000090968-1024x419.jpg 1024w, http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/04/1000090968-300x123.jpg 300w, http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/04/1000090968-768x314.jpg 768w, http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/04/1000090968-1536x629.jpg 1536w, http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/04/1000090968-1170x479.jpg 1170w, http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/04/1000090968-585x239.jpg 585w, http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/04/1000090968.jpg 1600w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Le verre, omniprésent, agit comme point d’ancrage. Par ses propriétés et ses états, il oriente les recherches sans les contraindre. À partir de matériaux de récupération disponibles dans les ateliers de Sadika, un langage plastique se construit, en transformation constante.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="451" src="https://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/04/1000090970-1024x451.jpg" alt="" class="wp-image-5415" srcset="http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/04/1000090970-1024x451.jpg 1024w, http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/04/1000090970-300x132.jpg 300w, http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/04/1000090970-768x338.jpg 768w, http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/04/1000090970-1536x676.jpg 1536w, http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/04/1000090970-1170x515.jpg 1170w, http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/04/1000090970-585x257.jpg 585w, http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/04/1000090970.jpg 1600w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Ce qui relie les œuvres ne se donne pas immédiatement à voir. Il tient à une condition partagée: celle de se faire ici, dans un temps court, au contact des autres et du lieu.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="419" src="https://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/04/1000090971-1024x419.jpg" alt="" class="wp-image-5416" srcset="http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/04/1000090971-1024x419.jpg 1024w, http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/04/1000090971-300x123.jpg 300w, http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/04/1000090971-768x314.jpg 768w, http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/04/1000090971-1536x629.jpg 1536w, http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/04/1000090971-1170x479.jpg 1170w, http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/04/1000090971-585x239.jpg 585w, http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/04/1000090971.jpg 1600w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Certains artistes se connaissaient déjà, d’autres s’y rencontrent pour la première fois. Au fil des jours, une dynamique collective se met en place. Dessiner, couper, brosser, peindre, assembler : les gestes se répondent, les idées circulent. Les artistes découvrent les lieux autant qu’ils se découvrent entre eux. Des moments de concentration alternent avec des temps d’échange, d’entraide et de collaboration.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="662" src="https://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/04/1000090972-1024x662.jpg" alt="" class="wp-image-5417" srcset="http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/04/1000090972-1024x662.jpg 1024w, http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/04/1000090972-300x194.jpg 300w, http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/04/1000090972-768x496.jpg 768w, http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/04/1000090972-1536x993.jpg 1536w, http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/04/1000090972-1170x756.jpg 1170w, http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/04/1000090972-585x378.jpg 585w, http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/04/1000090972.jpg 1600w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Les formes se déplacent, se cherchent. Les couleurs se diffusent, se filtrent, se superposent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La résidence se veut ouverte au public. Le visiteur n’y découvre pas des œuvres achevées, mais des processus en cours. Il observe, circule, échange. Il assiste à la recherche, aux hésitations, aux ajustements. Avant d’être forme, l’œuvre se donne comme une émotion en construction.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="834" height="1024" src="https://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/04/1000090974-834x1024.jpg" alt="" class="wp-image-5418" srcset="http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/04/1000090974-834x1024.jpg 834w, http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/04/1000090974-244x300.jpg 244w, http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/04/1000090974-768x943.jpg 768w, http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/04/1000090974-1251x1536.jpg 1251w, http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/04/1000090974-1170x1437.jpg 1170w, http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/04/1000090974-585x718.jpg 585w, http://archimag.tn/wp-content/uploads/2026/04/1000090974.jpg 1303w" sizes="(max-width: 834px) 100vw, 834px" /></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Encore ouverte pour quelques jours, la résidence donne à voir ce moment rare où l’œuvre hésite, se construit et se transforme.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le vernissage, prévu le dimanche 19 avril à 11h, viendra prolonger cette expérience. L’exposition sera visible du 19 au 25 avril et promet une variété de matériaux, de supports et de techniques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La lumière s’y déploie en contrastes.<br>Les corps se modèlent par la lumière.<br>Le noir lui-même devient surface lumineuse.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour suivre la résidence en cours, cliquez sur le lien suivant :<br><a href="https://www.facebook.com/profile.php?id=61577492206235&amp;sk=about">https://www.facebook.com/profile.php?id=61577492206235&amp;sk=about</a></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Artistes internationaux</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Weaam El Masry (Égypte)</p>



<p class="wp-block-paragraph">Faek Rasul (Irak / Autriche)</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Artistes tunisiens</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Mouna Jemal Siala</p>



<p class="wp-block-paragraph">Najet Dhahbi</p>



<p class="wp-block-paragraph">Rachida Amara</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mohamed Ghassan</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sadika Keskes</p>



<p class="wp-block-paragraph">Fatma Kammoun Fehri</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Hôtel Les Ziban, de Fernand Pouillon</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sadok Chaieb]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 27 Mar 2026 06:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Essais et réflexions]]></category>
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<p class="wp-block-paragraph">La ville de Biskra, surnommée la « ville aux deux millions de palmiers », se positionne comme la porte d&rsquo;entrée vers le grand Sud algérien. Située à 425 kilomètres au sud-est d&rsquo;Alger, elle se caractérise par un paysage saharien marqué. Au cœur de cette ville se trouve l&rsquo;Hôtel Les Ziban, une réalisation emblématique de l&rsquo;architecte français Fernand Pouillon, conçue vers 1968 dans le cadre d&rsquo;un ambitieux programme de développement touristique en Algérie. L&rsquo;Hôtel Les Ziban se distingue par son architecture qui fusionne modernité et authenticité, respectant les codes traditionnels locaux tout en offrant le confort moderne.</p>



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<p class="wp-block-paragraph">Le complexe est harmonieusement intégré dans la palmeraie de Biskra, avec des lignes horizontales qui s&rsquo;alignent sur la silhouette naturelle du paysage. Les matériaux utilisés sont à la fois économes et nobles, tels que le badigeon à la chaux blanche, le ciment et le granite, tout en incorporant des éléments typiques comme des éclairages encastrés et des troncs de palmiers servant de garde-corps. Le design de l&rsquo;hôtel joue sur les contrastes d&rsquo;ombre et de lumière grâce à ses galeries et ses espaces extérieurs verdoyants. Érigé sur quatre niveaux, il est stratégiquement situé en bordure de l&rsquo;oued Sidi Zarzour.</p>



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<p class="wp-block-paragraph">Fidèle à son style, Pouillon intègre des éléments traditionnels tels que les moucharabiehs, qui permettent de filtrer la lumière et de créer des jeux d&rsquo;ombres tout en préservant l&rsquo;intimité des espaces. L&rsquo;hôtel utilise également des matériaux locaux et des éléments décoratifs traditionnels, comme des revêtements en zelliges colorés et des arcs en plein cintre. L&rsquo;architecture de l&rsquo;Hôtel Les Ziban s&rsquo;ouvre sur un vaste espace extérieur, comprenant une piscine et des jardins, qui créent une oasis de fraîcheur en harmonie avec l&rsquo;aridité du paysage de Biskra. La conception de l&rsquo;hôtel a été soigneusement étudiée pour s&rsquo;adapter aux conditions climatiques sahariennes, mettant en lumière l&rsquo;expertise de Pouillon dans l&rsquo;intégration de ses constructions à leur environnement thermique.</p>



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<p class="wp-block-paragraph">Cette réalisation fait partie des grands projets touristiques lancés par l&rsquo;Algérie après son indépendance, et Fernand Pouillon a joué un rôle central dans leur développement. Aujourd&rsquo;hui, l&rsquo;hôtel est géré par l&rsquo;Entreprise de Gestion Touristique de Biskra, au sein du Groupe HTT.</p>
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